… est-ce du prosélytisme ?
Développez – (sur le ton de la vidéo ci-dessous :-) Vous avez 4 heures.
Et maintenant que vous avez souri, revenez à ma question. *grin*
Le premier degré de l’humour, c’était : est à nouveau premier ministre le gars qui vient de démissionner, parce que sa démission est refusée.
Le second degré de l’humour, c’est : le même premier, finalement membre d’un gouvernement en affaires courantes (comprendre donc : finalement démissionnaire, en fait) , démissionne à nouveau du poste dont il a déjà démissionné, en annonçant qu’il s’est trouvé un autre job.
On flirte avec l’état de l’art.
Le troisième degré de l’humour, ce sera : que ce même ex-premier démissionne préventivement du poste qu’il n’occuperait que prochainement.
Là, on confinerait au sublime !
J’ai du mal à contenir mon impatience de découvrir les degrés suivants : j’adore rigoler.
Visite au MUsée D’Art Moderne, pour voir ce que les oeuvres du moment ont à proposer, et m’amuser de ce qui attirera mon regard.
Et j’ai retenu…
“History makes a young man old”, de Nina Beier et Marie Lund (2008/2010) – une boule de cristal roulée depuis l’endroit de son achat, jusqu’à l’endroit de la collection “Object Lessons” …
Su-Mei Tse (En collaboration avec Jean-Lou Majerus), et son “Many Spoken Words”, une fontaine d’encre noire, évoquant la progression du langage depuis la pensée jusqu’à l’écrit, puis sa dissolution, et les notions du temps et de mémoire :
(2009 – Encre, pierre et fonte, 220 x Ø 450 cm)
J’ai probablement aimé l’oeuvre suivante pour une raison similaire à la précédente : toujours identique, et toujours changeante – elle m’invite à une forme de contemplation Il s’agit d’une installation de Attila Csörgö : “How to construct an orange” est un ensemble de ventilateurs au-dessus desquels flottent des solides en papier, tantôt de façon régulière, tantôt de façon fantaisiste :
Toujours au rayon fantaisie, tout aussi poétique, humoristique et interpellant, l’exposition “Premier étage, second degré” (j’aime !) fait la part belle à Claude Closky, dont j’ai retenu le panneau d’affichage électronique “Bla-Bla” (1998), qui présente une suite continue de dialogues aussi sensés qu’inintéressants, de par leur construction à partir de phrases issues de la presse, notamment des courriers des lecteurs. Lire la raison de cet intérêt de ma part dans l’article du mudam, ici.
… probablement que les 2 photos de Martin Parr juste à côté ont aussi retenu mon attention, puisque j’évoquais ici précédemment le regard espiègle de son appareil photo.
Les pillules, injections, poudres en tous genres de Dana Wyse ont aussi retenu mon attention – on n’en finit pas de s’amuser des solutions qu’elle a trouvé à toutes sortes de questions dans son “Jesus had a sister productions” (1996-2002).
Enfin, et surtout, sans doute ! cette invitée surprise : un plante, qui pousse naturellement entre les lames du plancher, dans un interstice près de cette baie vitrée.
J’aime imaginer que le musée en prendra soin : cette situation est tellement dans la logique de mise en abîme des oeuvres du musée lui-même …