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Quand l’évidence est là

Première partie de cet article ici


Pas simple, question déplacements la Corse – compter ceux-ci en temps, nom en distance, à propos. Mais évidemment que j’ai trouvé un moyen d’aller de mon petit village à cette conférence, et retour, ouf.

Chouette moment de discussion sur la méditation et sa pratique – morceaux choisis :

  • C’est la nature de notre esprit d’être paix et joie quand il n’est pas dérangé.
  • Les émotions et expériences du monde vont et viennent en permanence. Il est possible de travailler et apprendre à les laisser venir, les accepter et les laisser partir, de façon à ne pas être perpétuellement emporté par elles, qu’elles soient désagréables ou agréables.
  • La méditation est une manière d’exercer, d’entraîner l’esprit et les réactions à nos émotions.
  • Penser n’est pas vivre : la méditation n’est pas une affaire de pensée, c’est une affaire d’expérimentation, d’action, de pratique.
  • Le passé est terminé, le futur n’est pas encore arrivé ; la méditation est une pratique qui nous vise à focaliser notre attention sur ces 2 choses, de façon à nous en libérer, et nous permettre de vivre les instants présents, afin que notre esprit réalise sa vraie nature.


Et, comme pour me souvenir (le faut-il ?) que j’étais bien là, cette photo du centre culturel, 4è rang, à droite, en appui sur mon coude…
Trouvé le moyen d’être dans le journal là-aussi ^^

La conscience du moment …

ou : par delà les coïncidences, l’évidence.

Petit déj’ sur la baie de saint-florent, ce matin, en corse.

Bien sûr, l’exception de l’instant dont je parle ici est lié au dépaysement des vacances : le moment est savoureux grâce à une brise légère, un doux soleil, au bruit des vagues dans lesquelles j’ai nagé la veille, et un petit déjeuner pris face à ces montagnes plongeant dans la mer – tout est en place dans cette carte postale, que j’expédie mentalement avec affection à tous ceux qui me sont chers.

La richesse du moment auquel je fais référence réside toutefois ailleurs, et cela commence par ce qui le construit.
Il s’agit de l’invitation de mes collègues à partir en vacances, et la décision de la destination un peu par hasard, quelques jours plus tôt, de la Corse plutôt qu’en Toscane. Il s’agit encore des accomplissements des jours qui l’ont précédé : réalisation d’un des projets importants de l’année, engagement des gens qui l’ont organisé, plaisir de ceux qui y ont pris part, aventures humaines vécues alors et dans les jours qui ont suivi à l’occasion tantôt d’un concert hors normes, tantôt d’une course à pieds initiatique au cours de laquelle une équipe s’est mise au service d’un moins valide.

Et ce matin, le moment est là. Entendons-nous : je ne parle pas de l’étonnement fugace qui suit celui où la radio diffuse précisément la chanson que vous fredonnez au moment où vous l’allumez.
Non, ce qui fait le moment, c’est la conscience du chemin qui y mène – personnes, endroits, expériences, choix – et la sensation de le vivre en l’acceptant tel qu’il est, sans autre forme de désir ou de satisfaction. Il me fait baigner dans le plaisir intense et ressourçant de l’accomplissement, du repos, et de la quiétude sereine. C’est la saveur pleine de la perception des détails et du tout, et la reconnaissance pour ce qui est, tel que c’est – pas parce que c’est bien, mais bien parce que c’est. Je souhaite ce type d’instant aussi souvent que possible à chacun qui les recherche – et aux autres, de réaliser combien ils sont bénéfiques pour l’âme et pour le corps, dès qu’on leur donne l’occasion d’éclore sous une forme ou sous une autre.

J’ai alors choisi de noter quelques observations dans un de ces carnets que j’ai presque partout avec moi depuis un an ou deux. Je goûte et respire profondément, plongé dans une douce méditation ; et tout en profitant paisiblement du café et de la viennoiserie, je parcours dans un livre un passage qui invite à la réflexion sur la générosité, la conduite éthique, et la patience.
Et alors que tout est déjà là, je relève la tête ; une femme tourne la page d’un journal, et un détail me reste dans le coin de l’oeil. Plus tard, j’ai rouvert le journal à cette page. Et comme s’il fallait encore un indice, j’expérimente l’évidence de certaines coïncidences, qui rendent alors le moment complet : à quelques km, l’auteur du livre dont je parcourais précisément un passage sur le type de moment que j’étais en train de vivre, donne une conférence le jour suivant.

Peu importe ce que j’aurai fait ensuite, au moment où vous lirez ces lignes – Qu’auriez-vous fait ?

Ces choses de la vie … : assez logiquement

Dans la série “Ces choses de la vie qui m’amusent et m’interpellent”, aujourd’hui, je me demande donc logiquement quel est leur goût ?

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