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Le samedi matin, parfois …

Je repense à Première séance (“Cinémaaaah !”), et le moment – était-ce 10.20, 10.30 ? Où il était temps de communier avec l’indispensable Monsieur Jean-Pierre (“Chroniqueur Mondain”) pour penser avec lui à ces petits riens d’importance majeure, qui sont la vraie ressource d’un bonheur durable. Vous savez ? Ces petites choses dont on ne connaît et comprend trop souvent la valeur, que lorsqu’elles ne sont plus ? Et de profiter de la chronique pour apprendre, sans doute.

Je me souviens suspendre mon geste à l’entame du générique, et de m’approcher de la radio sur l’appui de fenêtre dans la cuisine – pour en monter le volume. Je me rappelle de l’odeur de café frais, et des quelques gorgées sirotées lors de ces minutes.
Et de la femme avec qui je vivais alors – nous nous aimions, c’était aussi simple que cela : elle me rejoignait, nous partagions l’instant.

C’était bien, et ce n’est plus : nous sommes séparés, même si nous nous parlons et rencontrons toujours avec beaucoup de plaisir. La chronique existe toujours, mais a changé de jour et de tranche horaire.

Et dans ma poitrine ce matin, sous un soleil d’hiver radieux, la nostalgie affectueuse d’une histoire qui participe à mon bonheur du jour – et qui me dit que je continue d’apprendre.

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Comment la tradition …

… de la course du premier de l’an est respectée pour 2012.
- ou : pensée pour les amis.

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Que 2012 soit un Instant…

Dans “Et que le vaste monde poursuive sa course folle”, Colum McCann fait dire à Corrigan :

Combien d’hommes pourraient dire, à un moment ou à un autre, qu’ils ne veulent être qu’à l’endroit où ils sont? Voilà ce que je ressentais. L’instant. Je ne voulais rien d’autre que l’ici et maintenant. Le paradis sur terre. Cet instant-là, unique.

Je fais avec toute mon affection le voeux qu’en 2012 chacun d’entre nous ait plus souvent qu’à son tour la chance d’être Corrigan.

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Ne sommes-nous pas à chaque moment renvoyés à nous-mêmes ?

Je pense à cette mission sur Mars dont il a été question récemment, et elle me renvoie à l’évocation de ces hyper-téléscopes, installés ici sur terre, ou flottant autour de nous là-haut. Vous savez ? Ces appareils extraordinaires qui nous permettent de voir plus loin – et partant, de scruter toujours plus tôt dans notre histoire et celle de l’univers ?

Et à cette pensée, j’ai l’impérieuse impression suivante : je vois le plus puissant des téléscopes jamais conçu et mis en place – celui qui, enfin ! – nous permet de voir l’ultimement loin, bien au-delà de toute constante-limite.
Et je l’observe, ce savant, se pencher alors sur sa lunette de scrutation – je le vois reculer, alors qu’il se relève brusquement, la main sur la poitrine, une expression interloquée sur le visage … je le vois, vous dis-je, se pencher à nouveau, lent et incrédule, la transpiration perlant sur son front et le souffle court, et plonger alors son regard dans celui du savant qui est lui-même en train de scruter l’espace et le temps, au travers de ce même téléscope tourné vers nous depuis l’impensablement loin.

Sentez-vous son coeur – c’est le nôtre ! – battre dans le silence de notre pensée à ce moment ? Quand notre érudit comprend que c’est lui qu’il aperçoit, en train de se scruter depuis l’infini ?

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A la question du jour de Ray Cokes, sur classic21

Classic 21 Cokes Calling : “Quelle musique vous accompagnera dans l’au delà ?”,

j’ai répondu :

Hahaha – Dans la série ces petits plaisirs (vous savez, ces petites choses insignifiantes qui vous font quand même un instant sourire), 6 personnes ont aimé mon commentaire dans ce thread, et c’est le meilleur score de “like” parmi les 96 réponses laissées par les autres ayant suivi cette émission de radio cet après-midi. *grin*

Cela dit, je vais penser à cette playlist, à l’occasion. Il devrait y en avoir jusqu’au bout de la nuit : j’espère que tout le monde sera prêt à faire une bonne bringue rock ‘n roll.

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Dissertation du jour : offrir un livre …

… est-ce du prosélytisme ?

Développez – (sur le ton de la vidéo ci-dessous :-) Vous avez 4 heures.

Et maintenant que vous avez souri, revenez à ma question. *grin*

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Life is about people you meet, and what you create with them

J’ai eu, au cours des dernières 24 heures, l’occasion d’assister à deux moments à la fois distincts et similaires dans leurs objectifs et leur nature. La différence de résultats – avancées majeures dans un cas, et agitation parfois vaine dans l’autre – ont été l’occasion d’une réflexion sur l’incidence de la motivation (au sens d’intention) sur un acte, et partant, le résultat qui en découle.

Et il importe moins ici de décrire ces expériences par le menu, que de proposer une lecture sans prétention destinée à apporter une bouffée d’air frais à notre état d’esprit, lui rappeler les possibles qui s’offrent à nous, à chaque instant – et lui suggérer les avantages qui découlent d’une considération positive des événements que nous rencontrons.

(Cliquez pour agrandir)

Source: The Holstee Manifesto
(Affiché ce jour pour l’équipe sur le frigo chez Vectis – que chacun ait de quoi lire, à la prochaine fois qu’il “ira au chocolat” :-)

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Category: Thoughts  2 Comments

Du dandisme, de l’esprit et de son calme

Evidemment, la disparition d’Amy Winehouse – et, partant, de son talent – est pour le moins une triste affaire.

Je ne souhaite pas faire du relativisme facile en remettant sa mort en perspective (j’ai bien dit perspective, pas balance) des 76 tués de Behring Breivik à Oslo, et des millions de personnes en train de mourir de soif dans la Corne de l’Afrique. Le sujet de la responsabilité collective mériterait sans doute néanmoins d’être débattu : la tristesse et l’émotion, si elles n’en sont pas moins réelles et normales – pensons avec sympathie aux familles et proches des disparus dans les 3 cas – ne devraient pas servir à masquer une ironie qui se teinterait de cynisme. Car enfin, la situation de départ des 3 catastrophes est connue de certains ou de tous, personne n’y a rien changé, ou pu y changer.

Et dans le cas d’Amy et de sa relation avec la (les ?) drogue(s), le succès planétaire de “Rehab” (Qui n’a pas instantanément en tête l’air qui supporte “They tried to make me go to rehab, I said No, No, No !” ?) ne participe-t-il pas précisément à renforcer le comportement qui mène à sa perte ?
Dans le cas Winehouse (emblématique des Kurt Cobain et autres Jim Morisson – et, dans une certaine mesure même si c’est un autre registre, de DSK), j’ai été davantage intéressé par les échos provoqués à la lecture de l’opinion de Daniel Salvatore SCHIFFER, Philosophe, dans cet article intitulé “clair-obscur”, et qui concernent responsabilité individuelle d’un choix de vie, de la conscience plus ou moins évidente de la liberté que l’artiste a par rapport à celui-ci et ses conséquences, et de la manière dont la société prend le tout en considération au travers de ses réactions face à une forme de génie, et des traitements plus ou moins auto-destructeurs qui en font partie.

Cela dit, le cas d’espèce, sa médiatisation et les réactions que j’ai lues m’amènent à me poser 3 questions :
1) En faisant un succès et une star d’Amy Winehouse au travers de la chanson en question, est-ce la reconnaissance dans son histoire d’un trait de nous-même ? Cela a-t-il exacerbé sa situtation, et précipité sa chute ?
2) Une plus grande tranquilité d’esprit aurait-elle permis à Amy de vivre plus longtemps, et de façon plus équilibrée ?
3) En aurait-elle été plus heureuse, et serait-elle néanmoins arrivée à nous exprimer son talent et son approche de la soul music ? L’aurions-nous reconnu de la même façon ?
Enfin, question bonus : pouvons-nous en déduire quoique ce soit à titre personnel sur un plan spirituel ? Et dans la pratique du quotidien ?

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La victoire de celui qui n’a pas couru

Le croirez-vous ? il m’en a fallu, du courage, pour abandonner une simple séance de course de ce dimanche matin. Du jamais vécu, en 20 ans de course …

Acceptation que tout ne va pas bien, tout le temps. Que mon corps est blessé parce que le genou gauche a trinqué lors de glissades dans la boue du trail de Louette Saint Pierre hier.

Quelques centaines de mètres ce matin, pour arriver à une conclusion, probablement sage, mais pour laquelle je me suis persuadé dès le lever avant le départ :
- “Eh ! Ca va pas si mal ce matin, après tout !?”
- “Bâââââh, ça va passer, ça passe toujours”
et un peu plus tard, une fois le chrono démarré :
- “Eh, je suis venu, je fais celle-ci, une fois chaud, ça ira, et je me repose après. Et peut-être même que courir fera du bien et remettra les choses en place”
- “Je suis pas tout seul, je peux au moins faire l’effort pour sa séance, l’heure qui vient, c’est pas grand chose”.

Quel gifle – qui comprend ? – au moment où j’arrête de courir, décidant par là que la compensation de l’esprit n’est pas aujourd’hui une option face à l’état du corps.
Tout est dans le peut-être, filigrane de cette phrase. Et l’acceptation que j’ai choisi de ne pas essayer de savoir, alors que ça aurait sans doute pu le faire – car enfin, il n’y aurait qu’une seule façon de savoir : courir et voir comment ça va. Comprendre : courir, et tenir une heure. juste une !

Frustration : occasion de pratiquer la patience.
Accepter qu’être raisonnable n’est pas de la lacheté, et que rendre les armes dans ce combat intérieur et tout personnel est sans doute bon. Certainement, même. Alors que je sais bien quand j’aurais déjà dû exercer cette sagesse – salvatrice, alors, assurément. Des années plus tard, une preuve est là : nous apprenons tant que nous le voulons. Et je passerai la journée à m’en contenter.
Soyons fous : j’en profiterai pour ajouter une couche de remise en perspective, alors que 11 millions de somaliens meurent de soif et que le monde pleure la mort d’Amy Winehouse.
Que le travail de l’esprit commence.

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Marathon et Compensation carbone

Puisqu’il n’est pas possible d’aller courir le Marathon du Cercle Polaire au Groenland sans prendre l’avion (la voile, j’y pense, mais plus tard :-), j’ai recherché comment compenser carbone les -rares- déplacements en avion que je fais dorénavant. J’ai trouvé www.myclimate.lu, qui permet de faire le calcul, et procéder au paiement.
3,5T émis, pour faire à 2 Luxembourg-Copenhague-Kangerlussuaq (ça ne s’invente pas) et retour.
Coût de cette compensation 86 €, soit un peu moins de 25 € / T.
Le meilleur litre de pétrole reste celui qu’on n’a pas consommé – En attendant, dans certains cas, de telles solutions existent.

Bonne week-end !

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