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Je dois être resté très étudiant …

Wednesday, July 28th, 2010 | Author: Japy

Extrait de la libre belgique du 27 juillet 2010 :
“Le professeur Christian Arnsperger (UCL) défend l’idée d’une “prospérité sans croissance”. Une idée assez neuve qui plaît surtout aux étudiants…”

Lire la suite de l’article.

Le temps réel …

Wednesday, June 23rd, 2010 | Author: Japy

… au sens où on l’entend depuis ces dernières années, exprimant par là l’importance presque impérieuse du résultat immédiat, est-il si réel que cela ?
Et si nous revenions à la réalité du temps et de l’espace ? à une dimension humainement perceptible de la réalité de ces 4 dimensions ?

Bonne réflexion …

A l’heure de Copenhague … l’humanité

Wednesday, December 16th, 2009 | Author: Japy

Je vous propose l’interview (+/- 15 minutes) de Jean-Marc Jancovici (spécialiste du climat, cf sa fiche sur Wikipedia), et spectateur-commentateur de la conférence de Copenhague ; discussion tenue sur la première mi-décembre 2009, lors de l’émission matinale d’information sur la Premiere.

Je mets cet interview en perspective d’une pensée déjà tenue ici, ainsi que d’une d’une autre interview (+/- 48 minutes), celle d’Albert Jacquard (faut-il le présenter ?), réalisée en 1991, sur la même chaîne de radio, à l’occasion de la sortie du livre “Inventer l’homme” – le titre suffit en lui même à inviter à relever l’extraordinaire défi … que dire alors de sa lecture ?

Bonne écoute, bonne lecture …
… Bonne réflexion et décision …
… Bonne action ?

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Where the hell is Matt ? Ou …

Sunday, November 22nd, 2009 | Author: Japy

… Et vous, quelle est votre idée ?

Simple et génial … une gigue à travers le monde … 14 mois, 42 pays … drôle, et très humain.
Mais ca n’est pas du voyage de Matt en tant que tel, dont je souhaite parler …

C’est ce moment … l’instant où l’évidence de l’idée s’est imposée à Matt … où, il s’est dit : ” hey, c’est ce que je dois, ce que je veux, ce que je vais faire, ! danser et filmer cette gigue à travers le monde …” et où l’idée commence à exister en elle-même, dépassant toute notion de ridicule, d’incongruité, d’impossibilité, où elle n’est plus un souhait lointain, mais déjà une réalité en devenir.
Ce moment, où l’homme prend toute sa mesure …
Geeeee ! Que j’aime assister à ça ! Que j’aurai aimé voir son regard changer, l’idée se matérialiser, la conviction apparaître, et le plan se mettre en place … l’instant où le rire simple, amusé et sceptique cède la place à un “pourquoi pas ?” un “je pourrais vraiment !?”, et où les “comments” ne sont plus les barrières qui s’interposent, mais les sources des solutions à venir … où la conviction que le potentiel intérieur suffira à les trouver, à les mettre en place, et atteindre l’objectif …
Oui, *ce* moment-là … connaissez-vous ce sentiment ? quelle est votre idée ?

” On ne découvre un océan qu’à condition d’accepter de perdre de vue le rivage ”
” L’impossible est fait pour être défié, et les rêves sont faits pour être réalisés ”
- Conférence sur la créativité, Luxembourg, 21/11/2009.

Je vous invite à visiter et sourire sur :
www.wherethehellismatt.com
A travailler vos idées, et acquérir la conviction de leur faisabilité :
www.yellowideas.com

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Pleine conscience : le séminaire

Saturday, October 24th, 2009 | Author: Japy

J’ai eu le triple plaisir – émotionnel, intellectuel et spirituel – d’assister ce vendredi à un séminaire (pardon, une journée d’étude interdisciplinaire, excusez du peu ^^) sur la “Pleine Conscience”. hmmm, oui, pleine conscience (“mindfulness”, en anglais), kesako ?

La pleine conscience est une expression qui désigne la conscience vigilante de ses propres pensées, actions et motivations. Elle joue un rôle primordial dans le bouddhisme où il est affirmé que la pleine conscience est un facteur essentiel pour la libération (éveil spirituel). Sans doute reviendrai-je sur ces termes.

Or, Donc ! Cette approche spirituelle a fait l’objet de déclinaisons scientifiques, notamment de la part de Jon Kabat Zin, qui en a fait un outil de gestion du stress ; de cette approche a ensuite été dérivée par l’un et l’autre, ici et là, différentes techniques thérapeutiques cognitives et comportementales (MBSR, Mindfullnes Based Stress Reduction).
Jon Kabat Zin définit la pleine conscience comme :
- un état de conscience volontaire,
- centré sur l’expérience de l’instant présent, et qui se déploie moment après moment,
- basé sur l’observation bienveillante des réactions et émotions.

Toutefois, ” l’attention juste ” n’est pas réservée à la thérapie, et peut, avec un peu de pratique se révèler un véritable outil pour tout un chacun, support à une attitude existencielle, permettant de savourer (“habiter”) des moments les plus simples, participant à un équilibre émotionnel, de canaliser les pensées réflexives (ces idées, qui s’enchaînent dans notre esprit de façon quasi continue, même lorsque nous ne “faisons rien”), et d’aborder les (hyper-)sollicitations de tous ordres auxquelles nous sommes soumis.

La journée a ainsi donné l’occasion d’assister aux prises de paroles de (cliquez pour voir le pdf) (cliquez sur les noms pour voir les sites web, ou les fiches de lectures) :

La journée telle qu’elle avait été voulue par Ilios Kotsou, l’organisateur (et chercheur à l’UCL), visait à mettre en place une passerelle scientifique avec les résultats de la pratique de l’approche spirituelle, ce qui rendait la journée particulièrement intéressante. Les intervenants ont tous fait état d’enquêtes scientifiques destinées à montrer l’impact réel que peut avoir la pratique spirituelle. Si les protocoles semblent encore imparfaits, et toutes études pas nécessairement menées avec toute la rigueur nécessaire, certains résultats sont passionnants ; la nouveauté de l’approche laisse présager que les mesures formaliseront ce que les observations semblent indiquer. Entendre Matthieu Ricard raconter les prouesses de maîtrise de concentration mesurées par les IRMs et scanners des moines qui se sont prétés au jeu est tout bonnement fascinant.

Côté liens,
je vous propose encore : www.pleineconscience.be, et encore www.prh.be.
enfin, je vous soumets une petite lecture de mise en pratique ?

PS : Et si votre lecture vous a mené aussi loin … Notez l’attitude pleinement consciente et totalement épanouie de mon voisin de gauche, sur la deuxième photo … c’est pas beau, ça ? :-)

… home, where we belong …

Monday, June 08th, 2009 | Author: Japy

… qu’en faisons-nous ?

Yann Arthus Bertrand avait signé ce livre extraordinaire, “La terre vue du ciel”, en 1999, et plusieurs livres de photographies, chacune étant un hommage en soi, aux peuples, aux êtres vivants, à ce qui nous entoure … “La terre vue du ciel” était devenu un film en 2004.

home-yab-trees

YAB commet aujourd’hui un autre documentaire incroyable, où la qualité des images rivalise avec un commentaire interpellant, et une musique splendide.
Pour un temps limité, à suivre sur youtube … préambule à une autre réflexion … mais surtout à une action, à une adapation ?
http://www.youtube.com/homeproject
http://www.home-2009.com/us/index.html

Selon moi, la question est bien plus impérieuse que celle la survie de la Terre : c’est celle du sens que nous, êtres humains, donnons à l’humanité, à notre existence, et à notre place dans l’ordre des choses, tel qu’il existe.
La Terre a tout son temps … elle était avant nous … elle sera après nous … et nous, souhaitons-nous en être ?

Isla de Pascua, l’île de Pâques

Monday, June 08th, 2009 | Author: Japy

Tout d’abord, au travers des différentes recherches que j’ai menées, mon impression est que le sujet reste mystérieux, et sujet à de grandes marges d’interprétation – ainsi, par exemple, la superficie de l’île varie, selon les sources, de 112 à 180 km² … une telle différence sur un aspect factuel laisse présager des possibilités offerte par le mythe des Moai …
L’île de Pâques est donc un sujet à découvrir, et la compréhension de son mystère – ce qui ne signifie pas son explication – se mérite, au travers de lectures et rencontres.

+/-160 km², située dans le Pacifique Sud, à 3.700 km de Santiago, et 4.000 km de Tahiti, l’île de Pâques est une province du Chili.

Pacifique Sud

Le “nombril de la terre”, à des miles et des miles du continent ou d’une autre île habitée, est une terre volcanique, qui se dresse jusqu’à 500 m au dessus du niveau de la mer. Il n’y a aucune source d’eau, seulement 3 puits naturels dans la lave.

Le peuple qui s’y est installé est probablement arrivé de la Polynésie (les îles marquises ?), vers 400 A.D. Une tentative récente menée sur des pyrogues polynésiennes semble avoir montré qu’il s’agissait d’une navigation de 17 jours – à mon avis, ça, c’est uniquement à condition de savoir où se trouve la tête d’épingle sur laquelle on souhaite mettre le pied, bien entendu. Néanmoins, les polynésiens ont une réelle expérience de la navigation, sans boussole ni sextant, mais à l’aide des étoiles et autres signes. Ils sont rompus à passer des semaines sur leurs grandes pyrogues à balancier ou catamarans.
La population semble s’être organisée et répartie le territoire en 9 espaces, chacun réservé à une tribu. Des estimations permettent de penser que l’île était habitée par 9.000 personnes (plus raisonnablement : 3.000 ?) lors de son apogée (des modèles vont jusqu’à 15.000 habitants, mais semblent irréalistes, car cela reviendrait à plus de 90 hab/km², ce qui fait une densité supérieure aux pays antiques, alors que les ressources et conditions météorologiques ne paraissent pas permettre un tel nombre).

L’île est célèbre pour ses Moai, énormes personnages de pierre (en moyenne : 4m, 12 tonnes), alignés sur des Ahus, tertres plats de pierres sous lesquels les ancêtres sont enterrés. A l’exception de 7 d’entre eux (représentants, d’après leur mythologie, les 7 grands explorateurs, et leur Parents, suite à un rêve-vision de Hotu Matu’a “Le Grand Parent”, plus vraissemblablement pour fuir une guerre, ou à des fins expéditionnaires de découverte des terres inconnues), les Moai étaient tournés vers l’intérieur des terres, afin que l’énergie (“Mana”) issue des ancêtres, soient transmise aux vivants au travers de leurs yeux (faits de corail blanc et de scorie de pierre rouge, ils ressortent sur la pierre).

moai_eyes

On a dénombré de l’ordre de 900 Moai, à différents stades de fabrication, depuis la taille en carrière, jusqu’au stade érigé, en passant ceux abandonnés entre le lieu de fabrication et celui d’érection. Le plus grand d’entre eux érigé mesure 10m, mais un moai de plus de 21 m (270 t) existe, à l’état de préparation en carrière.
les moais ont probablement été érigés entre 1400 et 1600. La question de l’effort demandé par leur érection et des moyens nécessaires est toujours sources de divers scénarios (http://www.pbs.org/wgbh/nova/easter/move/past.html) ; une expérience a été réalisée récemment par un groupe de 75 archéologues.
La population, est probablement à son apogée vers 1550 ; elle vit de tout un ensemble d’arbres (bananiers, palmiers) et plantes (patate douce) apportées par les premiers habitants, le sol volcanique étant favorable à leur développement.

Làs, il est fort probable que l’apogée de l’île précède une décadence rapide : les habitants sont en surpopulation – la main d’oeuvre qui permet l’érection des moais toujours plus grands et nombreux nécessite énormément d’énergie, et les divinités de pierre consomment beaucoup de bois. La déforestation s’accélère jusqu’à entraîner une érosion importante en de multiple endroits, et les cultures deviennent insuffisantes.
Au fil du temps, le manque de bois devient tellement criant que les habitants n’ont même plus la possibilité de fabriquer leurs bateaux … et donc, de pêcher. Les Hommes s’épuisent …
Il y a fort a parier que lorsqu’elle comprend que les ancêtres ne récompensent pas les Moai (et les sacrifices) toujours plus grands, la population entre dans un état de révolte qui mène au renversement de l’ordre social, à des oppositions entre tribus, tueries, et renversement de la presque totalité des sculptures.
Alors qu’ils n’ont plus de moyens de quitter l’île, et que les ressources s’amenuisent, les habitants crée le mythe de l’homme-oiseau, inspiré du passage annuel d’oiseaux migrateur – il est évident qu’ils rêvent alors d’évasion vers d’autres terres plus hospitalières par les airs … alors que la nostalgie de la grande époque leur est rappelée par leur tradition orale, et les moai gisants.
Devient l’homme-oiseau pour un an, celui choisi au sein de chaque tribu, et qui, le jour de la course, est le premier à rapporter un des oeufs de ces oiseaux migrateurs au centre de l’île. Il détient alors le pouvoir de répartir les ressources pour sa tribu au cours de l’année qui s’écoule.

En 150 ans, les RapaNui ont payé le prix fort pour leurs choix politiques et spirituels, qui ont sans douté entrainé toute l’île à ne plus être que l’ombre d’elle-même, suite à sa surexploitation.

C’est le Hollandais Jacob Roggeveen qui découvre l’île de Pâques, en 1722. Vers 1770, les péruviens prennent possession de l’île, de peur que les français ne se l’approprient. La population, suite aux maladies, à l’insertion des rats, à l’esclavage, et autres déportations voit son nombre tomber à une centaine (principalemet des hommes âgés), et ses traditions et histoires s’évanouissent.
L’écriture rongorongo (seule une 20ne de tablettes sur un bois d’arbre disparu existent encore au niveau mondial, certaines atteignent des fortunes exprimées en millions) par exemple, même si elle fait l’objet de plusieurs hypothèses.
Jusqu’en 1888, date de son annexion par le Chili (qui ne s’en souciera pas vraiment avant 1953) l’île fera l’objet de divers pillages et de captures d’hommes et de femmes à des fins d’esclavage, notamment pour la chasse à la baleine. Elle sera également occupée par une entreprise continentale, qui l’exploitera dans une grande partie (entraînant la relocalisation des populations existantes) à l’élevage de moutons. Finalement, des enfants des RapaNui déportés finissent par réinvestir l’île – et vivre d’un certain tourisme de la grandeur passée.

Mon propos n’est pas ici d’être exhaustif concernant l’île de Pâques (on trouvera peut-être à redire sur l’exactitude de mon résumé), mais plutôt de vous faire part de l’idée que l’histoire de l’île de Pâques est instructive pour notre génération, et résume les enjeux – toutes proportions gardées – auxquels nous sommes dorénavant confronté au niveau planétaire.
Car enfin, leurs ressources étaient limitées et une démographie galopante … ainsi en va-t-il au niveau mondial …
Quels sont nos Moai contemporains, qui dévorent nos ressources ? Sommes-nous déjà en train de rêver un mythe de l’homme-oiseau, alors que l’heure de notre responsabilité a sonné ?
L’île de Pâques a-t-elle quelque chose à nous apprendre ?
Comment appliquer son enseignement ?

Quelques liens pour découvrir et réfléchir ?

Livres :

  • “Fantastique île de Pâques”, par Francis Mazière, Robert Lafont, Bibliothèque des Grandes Enigmes, 1969, 266p
  • “Easter Island: Archaeology, Ecology, and Culture”, par Jo Anne Van Tilburg and John Mack, Smithsonian Institution Press, 1995

Internet

J’imagine que des chaînes comme National Geographic, et la Chaine Histoire doivent avoir quelques sources intéressantes aussi.

Réussir à permettre …

Thursday, May 28th, 2009 | Author: Japy

… l’expression de la responsabilité et l’accomplissement individuels dans un système collectivement organisé.

[ J ]

De l’obéissance et du libre-arbitre

Thursday, February 19th, 2009 | Author: Japy

L’expérience de Milgram (menée dans les années 60, à l’Université de Yale) est construite de la façon suivante : l’université recrute un “sujet” par annonce (contre promesse d’une rétribution modeste), et l’amène à être l’évaluateur de la capacité d’une autre personne (présentée comme alter ego de notre sujet, mais appelée ci-après “la victime”) à retenir des couples de mots lorsqu’il est soumis à une punition, censée stimuler et améliorer sa capacité à apprendre.
L’expérience est supervisée par un “professeur”, qui indique au sujet le choc électrique à administrer (jusqu’à 450 Volts -!?- par pallier de 15 V) lorsque l’autre participant commet une erreur.

Ainsi, sans haine, ni vengeance, ni espoir d’un gain élevé, 65% (soixante-cinq pourcents !) des sujets vont administrer le choc maximal de 450 V (choc moyen maximal : 405 V !), suite aux erreurs successives de la victime.
Des variantes existent, montrant qu’en fonction de l’éloignement (intervention d’une personne tierce, soumise au sujet, qui devient de la sorte un second “professeur”) ou du rapprochement avec la victime (contact visuel, voir physique possible), les résultats varient : les punitions administrées sont statistiquement plus ou moins importantes.
Il est instructif de noter que, parmi ces variantes, dès lors qu’il y a dissension entre les représentants de l’autorité (2 professeurs sont présents, donnant des incitations contradictoires au sujet), 0% des sujets vont jusqu’à 450 V, et le choc moyen maximal administré n’est plus que de 150 V … l’unité de l’autorité est donc importante, dans le processus de sa reconnaissance et de son acceptation.

Outre le rapport aux professeurs (l’autorité), l’expérience aborde grandement la notion de l’engagement : comment une personne peut-elle (accepte-t-elle de ?) remettre en cause la situation actuelle dans laquelle elle se trouve, conséquence de ses actes passés ?

Donc, dans nos sociétés, libres, démocratiques et libérales, 2/3 de la population obéit très bien et accepte la notion d’autorité, jusqu’à ses implications maximales …
Cela laisse songeur ? Dans des contextes spécifiques (médicaux, militaire), le pourcentage d’acceptation, et le degré d’atrocité des punitions dispensées peuvent s’en trouver grandement accrus. Des événements tels ceux de crimes contre l’humanité, et autres génocides, sont autant de cas limites de ce que l’expérience démontre.

Les travaux de Milgram ont été dénoncés sur le plan de leur validité scientifique.
C’est compréhensible : le sujet est induit en erreur, et ignore que
- le participant recevant les chocs est un “complice”
- le participant ne reçoit pas de chocs, et en simule les conséquences,
- le sujet est amené verbalement par le professeur, à 4 reprises différentes, à se conformer au protocole établi.

Je me demande si la contestation de l’expérience n’est pas tant le fruit d’un point de vue éthique (nous sommes de plain pied dans le champ de la manipulation) que celui de l’amour propre blessé de voir écorné solidement notre notion de libre-arbitre.

En ce qui me concerne, j’accepte qu’une partie de la réalité nous échappe, et que dès lors, nous sommes tous à différents moments dans une situation de connaissance incomplète des choses; ceci rend – selon moi – le contexte de l’expérience de Milgram suffisament acceptable pour tenter d’en apprendre quelque chose.

L’étude, peut amener chez chacun d’entre nous 2 questions, et au moins un comportement y relatif :
- dans les situations où je suis “sujet” … jusqu’à quel voltage accepte-je de monter ?
- dans les situations où je suis “professeur”, suis-je attentif à la frontière qui me sépare de la manipulation, et de l’abus de l’autorité ?
Le comportement n’est-il dès lors pas de nous interroger à tout moment sur ce qui nous échappe dans la perception que nous avons de la réalité, afin de rester libre de faire évoluer nos choix en fonction de l’évolution de notre maturité ?

Sources :
http://en.wikipedia.org/wiki/Milgram_experiment
http://fr.wikipedia.org/wiki/Experience_de_Milgram

Tout change, en nous et autour de nous, tout le temps.

Sunday, February 08th, 2009 | Author: Japy

Les saisons se succèdent, la journée s’écoule, les langages évoluent, des civilisations s’éteignent là où d’autres émergent, les idées scientifiques en améliorent ou en remplacent d’autres, des sociétés et des villes se construisent et s’étendent, des concepts et des modes succèdent à d’autres.

Tout change, en nous et autour de nous, tout le temps.

Je crois que notre éducation (au sens large) nous conditionne trop à penser le contraire, nous amenant à espérer que le bonheur réside dans de la stabilité et la sécurité en eux-mêmes.
Nous devrions apprendre et travailler davantage la souplesse d’esprit par rapport à ce changement … et trouver une manière de l’inculquer …
Sans pour autant créer un climat de fuite en avant … ni créer le changement pour le changement, par peur de son impact ; mais plutôt que d’y résister et de le laisser nous mener, il est à mon avis toujours plus simple et plus heureux d’absorber le changement, de le faire sien … de l’accepter, pour mieux le maîtriser.