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Je dois être resté très étudiant …

Wednesday, July 28th, 2010 | Author: Japy

Extrait de la libre belgique du 27 juillet 2010 :
“Le professeur Christian Arnsperger (UCL) défend l’idée d’une “prospérité sans croissance”. Une idée assez neuve qui plaît surtout aux étudiants…”

Lire la suite de l’article.

If, Rudyard Kipling

Saturday, January 30th, 2010 | Author: Japy

En parcourant quelques livres dans la bibliothèque aujourd’hui, ce feuillet s’est échappé de la biographie de Baden Powell, qui s’est inspiré de plusieurs écrits de Kipling, dont Le livre de la Jungle, et Kim, comme éléments fondateurs du scoutisme.
Je vous propose ici le texte original de ce poême, et la traduction réalisée par André Maurois en 1918 chantée par Bernard Lavilliers, en 1988, sur l’album If, et entendue … ce même jour à la radio.

IF you can keep your head when all about you
Are losing theirs and blaming it on you,
If you can trust yourself when all men doubt you,
But make allowance for their doubting too;
If you can wait and not be tired by waiting,
Or being lied about, don’t deal in lies,
Or being hated, don’t give way to hating,
And yet don’t look too good, nor talk too wise:

If you can dream – and not make dreams your master;
If you can think – and not make thoughts your aim;
If you can meet with Triumph and Disaster
And treat those two impostors just the same;
If you can bear to hear the truth you’ve spoken
Twisted by knaves to make a trap for fools,
Or watch the things you gave your life to, broken,
And stoop and build ‘em up with worn-out tools:

If you can make one heap of all your winnings
And risk it on one turn of pitch-and-toss,
And lose, and start again at your beginnings
And never breathe a word about your loss;
If you can force your heart and nerve and sinew
To serve your turn long after they are gone,
And so hold on when there is nothing in you
Except the Will which says to them: ‘Hold on!’

If you can talk with crowds and keep your virtue,
‘ Or walk with Kings – nor lose the common touch,
if neither foes nor loving friends can hurt you,
If all men count with you, but none too much;
If you can fill the unforgiving minute
With sixty seconds’ worth of distance run,
Yours is the Earth and everything that’s in it,
And – which is more – you’ll be a Man, my son!

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d’un mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère,
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n’être qu’un penseur ;

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tous jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire
Tu seras un homme, mon fils.

***

*ton songeur* C’est amusant de voir ici le nombre de traductions existantes de ce texte …

A l’heure de Copenhague … l’humanité

Wednesday, December 16th, 2009 | Author: Japy

Je vous propose l’interview (+/- 15 minutes) de Jean-Marc Jancovici (spécialiste du climat, cf sa fiche sur Wikipedia), et spectateur-commentateur de la conférence de Copenhague ; discussion tenue sur la première mi-décembre 2009, lors de l’émission matinale d’information sur la Premiere.

Je mets cet interview en perspective d’une pensée déjà tenue ici, ainsi que d’une d’une autre interview (+/- 48 minutes), celle d’Albert Jacquard (faut-il le présenter ?), réalisée en 1991, sur la même chaîne de radio, à l’occasion de la sortie du livre “Inventer l’homme” – le titre suffit en lui même à inviter à relever l’extraordinaire défi … que dire alors de sa lecture ?

Bonne écoute, bonne lecture …
… Bonne réflexion et décision …
… Bonne action ?

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Song of the Day : Dust brothers – This is your life

Wednesday, November 11th, 2009 | Author: Japy

Durée : 3’32
Album : Fight club soundtrack
Année : 1999

***

And you open the door and you step inside
We’re inside our hearts
Now imagine your pain as a white ball of healing light
That’s right, your pain
The pain itself is a white ball of healing light
I don’t think so

This is your life, good to the last drop
Doesn’t get any better than this
This is your life and it’s ending one minute at a time

This isn’t a seminar, this isn’t a weekend retreat
Where you are now you can’t even imagine what the bottom will be like
Only after disaster can we be resurrected
It’s only after you’ve lost everything that you’re free to do anything
Nothing is static, everything is appaling, everything is falling apart

This is your life, this is your life, this is your life, this is your life
Doesn’t get any better than this
This is your life, this is your life, this is your life, this is your life
And it and it’s ending one-minute at a time

You are not a beautiful and unique snowflake
You are the same decaying organic matter as everything else
We are all part of the same compost heap
We are the all singing, all dancing, crap of the world

You are not your bank account
You are not the clothes you wear
You are not the contents of your wallet
You are not your bowel cancer
You are not your grande latte
You are not the car you drive
You are not your fucking khaki’s

You have to give up, you have to give up
You have to realize that someday you will die
Until you know that, you are useless

I say let me never be complete
I say may I never be content
I say deliver me from Swedish furniture
I say deliver me from clever arts
I say deliver me from clear skin and perfect teeth
I say you have to give up
I say evolve, and let the chips fall where they may

This is your life, this is your life, this is your life, this is your life
Doesn’t get any better than this
This is your life, this is your life, this is your life, this is your life
And it and it’s ending one-minute at a time

You have to give up, you have to give up
I want you to hit me as hard as you can
I want you to hit me as hard as you can

Welcome to Fight Club
If this is your first night, you have to fight

Pleine conscience : le séminaire

Saturday, October 24th, 2009 | Author: Japy

J’ai eu le triple plaisir – émotionnel, intellectuel et spirituel – d’assister ce vendredi à un séminaire (pardon, une journée d’étude interdisciplinaire, excusez du peu ^^) sur la “Pleine Conscience”. hmmm, oui, pleine conscience (“mindfulness”, en anglais), kesako ?

La pleine conscience est une expression qui désigne la conscience vigilante de ses propres pensées, actions et motivations. Elle joue un rôle primordial dans le bouddhisme où il est affirmé que la pleine conscience est un facteur essentiel pour la libération (éveil spirituel). Sans doute reviendrai-je sur ces termes.

Or, Donc ! Cette approche spirituelle a fait l’objet de déclinaisons scientifiques, notamment de la part de Jon Kabat Zin, qui en a fait un outil de gestion du stress ; de cette approche a ensuite été dérivée par l’un et l’autre, ici et là, différentes techniques thérapeutiques cognitives et comportementales (MBSR, Mindfullnes Based Stress Reduction).
Jon Kabat Zin définit la pleine conscience comme :
- un état de conscience volontaire,
- centré sur l’expérience de l’instant présent, et qui se déploie moment après moment,
- basé sur l’observation bienveillante des réactions et émotions.

Toutefois, ” l’attention juste ” n’est pas réservée à la thérapie, et peut, avec un peu de pratique se révèler un véritable outil pour tout un chacun, support à une attitude existencielle, permettant de savourer (“habiter”) des moments les plus simples, participant à un équilibre émotionnel, de canaliser les pensées réflexives (ces idées, qui s’enchaînent dans notre esprit de façon quasi continue, même lorsque nous ne “faisons rien”), et d’aborder les (hyper-)sollicitations de tous ordres auxquelles nous sommes soumis.

La journée a ainsi donné l’occasion d’assister aux prises de paroles de (cliquez pour voir le pdf) (cliquez sur les noms pour voir les sites web, ou les fiches de lectures) :

La journée telle qu’elle avait été voulue par Ilios Kotsou, l’organisateur (et chercheur à l’UCL), visait à mettre en place une passerelle scientifique avec les résultats de la pratique de l’approche spirituelle, ce qui rendait la journée particulièrement intéressante. Les intervenants ont tous fait état d’enquêtes scientifiques destinées à montrer l’impact réel que peut avoir la pratique spirituelle. Si les protocoles semblent encore imparfaits, et toutes études pas nécessairement menées avec toute la rigueur nécessaire, certains résultats sont passionnants ; la nouveauté de l’approche laisse présager que les mesures formaliseront ce que les observations semblent indiquer. Entendre Matthieu Ricard raconter les prouesses de maîtrise de concentration mesurées par les IRMs et scanners des moines qui se sont prétés au jeu est tout bonnement fascinant.

Côté liens,
je vous propose encore : www.pleineconscience.be, et encore www.prh.be.
enfin, je vous soumets une petite lecture de mise en pratique ?

PS : Et si votre lecture vous a mené aussi loin … Notez l’attitude pleinement consciente et totalement épanouie de mon voisin de gauche, sur la deuxième photo … c’est pas beau, ça ? :-)

Une question philosophique …

Sunday, September 27th, 2009 | Author: Japy

… avant toute autre chose ?
Il y a quelques mois de cela, nous avons tous visionné Home, de Yann-Arthus Bertrand. Un film, parmi d’autres livres et réflexions (d’Al Gore et son film “an inconvenient truth”, ou encore Hubert Reeves sur France Inter récemment lors de la publication de ses mémoires), attirant notre attention sur l’avenir de la planète… la question n’est pas tellement le futur du monde, ses cataclysmes, périodes glaciaires ou caniculaires, mais bien l’intérêt que l’homme accorde à la survie de sa propre espèce, et la place harmonieuse et sereine qu’il peut parvenir à prendre au sein des systèmes qui l’entourent, du plus grand au plus petit – du plus proche au plus lointain, à commencer par les siens, et la Terre, bien sûr, seul écrin capable à ce stade d’assurer sa survie. Evidemment, dans le cas de la négative … pas besoin de se poser beaucoup de questions, et peu ou personne ne sera là pour en juger … mais à l’inverse, si nous estimons que la conscience et la vie sont le plus riche des trésors, à transmettre dans les meilleures conditions, alors, il y a un peu de boulot en perspective … ^^ et certains d’entre nous sont déjà en marche, good news !

Cela étant dit, Nicolas Hulot publie prochainement (avec Jean-Albert Lièvre, scénariste et réalisateur) “Le syndrôme Titanic”, film dont le but est de dépasser le constat, et de commencer à reformuler l’adage, pour le transformer en “la correction de l’erreur est humaine” … Puisque le sommet de Copenhague approche (décembre 2009), c’est l’occasion d’entendre, réfléchir – encore une fois ? – et agir, en fonction de nos sensibilités.
Une recherche sur youtube vous permet de visualiser l’une ou l’autre bande annonce.

En attendant la sortie officielle, je vous invite à faire un tour sur le site de la Fondation Nicolas Hulot fnh: je pense que la fondation pour l’homme et la nature vaut un détour; au moins dans une idée d’esprit critique et d’analyse. Fini de sombrer dans l’alarmisme paralysant, ou l’immobilisme inquiet; temps d’agir selon nos moyens … ici et maintenant.

Isla de Pascua, l’île de Pâques

Monday, June 08th, 2009 | Author: Japy

Tout d’abord, au travers des différentes recherches que j’ai menées, mon impression est que le sujet reste mystérieux, et sujet à de grandes marges d’interprétation – ainsi, par exemple, la superficie de l’île varie, selon les sources, de 112 à 180 km² … une telle différence sur un aspect factuel laisse présager des possibilités offerte par le mythe des Moai …
L’île de Pâques est donc un sujet à découvrir, et la compréhension de son mystère – ce qui ne signifie pas son explication – se mérite, au travers de lectures et rencontres.

+/-160 km², située dans le Pacifique Sud, à 3.700 km de Santiago, et 4.000 km de Tahiti, l’île de Pâques est une province du Chili.

Pacifique Sud

Le “nombril de la terre”, à des miles et des miles du continent ou d’une autre île habitée, est une terre volcanique, qui se dresse jusqu’à 500 m au dessus du niveau de la mer. Il n’y a aucune source d’eau, seulement 3 puits naturels dans la lave.

Le peuple qui s’y est installé est probablement arrivé de la Polynésie (les îles marquises ?), vers 400 A.D. Une tentative récente menée sur des pyrogues polynésiennes semble avoir montré qu’il s’agissait d’une navigation de 17 jours – à mon avis, ça, c’est uniquement à condition de savoir où se trouve la tête d’épingle sur laquelle on souhaite mettre le pied, bien entendu. Néanmoins, les polynésiens ont une réelle expérience de la navigation, sans boussole ni sextant, mais à l’aide des étoiles et autres signes. Ils sont rompus à passer des semaines sur leurs grandes pyrogues à balancier ou catamarans.
La population semble s’être organisée et répartie le territoire en 9 espaces, chacun réservé à une tribu. Des estimations permettent de penser que l’île était habitée par 9.000 personnes (plus raisonnablement : 3.000 ?) lors de son apogée (des modèles vont jusqu’à 15.000 habitants, mais semblent irréalistes, car cela reviendrait à plus de 90 hab/km², ce qui fait une densité supérieure aux pays antiques, alors que les ressources et conditions météorologiques ne paraissent pas permettre un tel nombre).

L’île est célèbre pour ses Moai, énormes personnages de pierre (en moyenne : 4m, 12 tonnes), alignés sur des Ahus, tertres plats de pierres sous lesquels les ancêtres sont enterrés. A l’exception de 7 d’entre eux (représentants, d’après leur mythologie, les 7 grands explorateurs, et leur Parents, suite à un rêve-vision de Hotu Matu’a “Le Grand Parent”, plus vraissemblablement pour fuir une guerre, ou à des fins expéditionnaires de découverte des terres inconnues), les Moai étaient tournés vers l’intérieur des terres, afin que l’énergie (“Mana”) issue des ancêtres, soient transmise aux vivants au travers de leurs yeux (faits de corail blanc et de scorie de pierre rouge, ils ressortent sur la pierre).

moai_eyes

On a dénombré de l’ordre de 900 Moai, à différents stades de fabrication, depuis la taille en carrière, jusqu’au stade érigé, en passant ceux abandonnés entre le lieu de fabrication et celui d’érection. Le plus grand d’entre eux érigé mesure 10m, mais un moai de plus de 21 m (270 t) existe, à l’état de préparation en carrière.
les moais ont probablement été érigés entre 1400 et 1600. La question de l’effort demandé par leur érection et des moyens nécessaires est toujours sources de divers scénarios (http://www.pbs.org/wgbh/nova/easter/move/past.html) ; une expérience a été réalisée récemment par un groupe de 75 archéologues.
La population, est probablement à son apogée vers 1550 ; elle vit de tout un ensemble d’arbres (bananiers, palmiers) et plantes (patate douce) apportées par les premiers habitants, le sol volcanique étant favorable à leur développement.

Làs, il est fort probable que l’apogée de l’île précède une décadence rapide : les habitants sont en surpopulation – la main d’oeuvre qui permet l’érection des moais toujours plus grands et nombreux nécessite énormément d’énergie, et les divinités de pierre consomment beaucoup de bois. La déforestation s’accélère jusqu’à entraîner une érosion importante en de multiple endroits, et les cultures deviennent insuffisantes.
Au fil du temps, le manque de bois devient tellement criant que les habitants n’ont même plus la possibilité de fabriquer leurs bateaux … et donc, de pêcher. Les Hommes s’épuisent …
Il y a fort a parier que lorsqu’elle comprend que les ancêtres ne récompensent pas les Moai (et les sacrifices) toujours plus grands, la population entre dans un état de révolte qui mène au renversement de l’ordre social, à des oppositions entre tribus, tueries, et renversement de la presque totalité des sculptures.
Alors qu’ils n’ont plus de moyens de quitter l’île, et que les ressources s’amenuisent, les habitants crée le mythe de l’homme-oiseau, inspiré du passage annuel d’oiseaux migrateur – il est évident qu’ils rêvent alors d’évasion vers d’autres terres plus hospitalières par les airs … alors que la nostalgie de la grande époque leur est rappelée par leur tradition orale, et les moai gisants.
Devient l’homme-oiseau pour un an, celui choisi au sein de chaque tribu, et qui, le jour de la course, est le premier à rapporter un des oeufs de ces oiseaux migrateurs au centre de l’île. Il détient alors le pouvoir de répartir les ressources pour sa tribu au cours de l’année qui s’écoule.

En 150 ans, les RapaNui ont payé le prix fort pour leurs choix politiques et spirituels, qui ont sans douté entrainé toute l’île à ne plus être que l’ombre d’elle-même, suite à sa surexploitation.

C’est le Hollandais Jacob Roggeveen qui découvre l’île de Pâques, en 1722. Vers 1770, les péruviens prennent possession de l’île, de peur que les français ne se l’approprient. La population, suite aux maladies, à l’insertion des rats, à l’esclavage, et autres déportations voit son nombre tomber à une centaine (principalemet des hommes âgés), et ses traditions et histoires s’évanouissent.
L’écriture rongorongo (seule une 20ne de tablettes sur un bois d’arbre disparu existent encore au niveau mondial, certaines atteignent des fortunes exprimées en millions) par exemple, même si elle fait l’objet de plusieurs hypothèses.
Jusqu’en 1888, date de son annexion par le Chili (qui ne s’en souciera pas vraiment avant 1953) l’île fera l’objet de divers pillages et de captures d’hommes et de femmes à des fins d’esclavage, notamment pour la chasse à la baleine. Elle sera également occupée par une entreprise continentale, qui l’exploitera dans une grande partie (entraînant la relocalisation des populations existantes) à l’élevage de moutons. Finalement, des enfants des RapaNui déportés finissent par réinvestir l’île – et vivre d’un certain tourisme de la grandeur passée.

Mon propos n’est pas ici d’être exhaustif concernant l’île de Pâques (on trouvera peut-être à redire sur l’exactitude de mon résumé), mais plutôt de vous faire part de l’idée que l’histoire de l’île de Pâques est instructive pour notre génération, et résume les enjeux – toutes proportions gardées – auxquels nous sommes dorénavant confronté au niveau planétaire.
Car enfin, leurs ressources étaient limitées et une démographie galopante … ainsi en va-t-il au niveau mondial …
Quels sont nos Moai contemporains, qui dévorent nos ressources ? Sommes-nous déjà en train de rêver un mythe de l’homme-oiseau, alors que l’heure de notre responsabilité a sonné ?
L’île de Pâques a-t-elle quelque chose à nous apprendre ?
Comment appliquer son enseignement ?

Quelques liens pour découvrir et réfléchir ?

Livres :

  • “Fantastique île de Pâques”, par Francis Mazière, Robert Lafont, Bibliothèque des Grandes Enigmes, 1969, 266p
  • “Easter Island: Archaeology, Ecology, and Culture”, par Jo Anne Van Tilburg and John Mack, Smithsonian Institution Press, 1995

Internet

J’imagine que des chaînes comme National Geographic, et la Chaine Histoire doivent avoir quelques sources intéressantes aussi.

Réussir à permettre …

Thursday, May 28th, 2009 | Author: Japy

… l’expression de la responsabilité et l’accomplissement individuels dans un système collectivement organisé.

[ J ]

Causes et conséquences

Sunday, February 22nd, 2009 | Author: Japy

Tout événement qui se produit, ici où là, tôt ou tard, spirituel, intellectuel ou matériel, n’est que la conséquence d’un ensemble d’événements qui en sont la cause.

Ainsi, tant que toutes les causes conjointes (enchaînées ou simultanées) nécessaires à sa genèse ne se sont pas produites, un événement précis ne peut apparaître. Inversément, lorsqu’il survient, c’est que toutes les causes nécessaires ont été réunies.

Fataliste ? Déterministe ? Je ne pense pas. Mais j’admets que cette dernière pensée est une intuition. Peut-être une croyance : nous pouvons oeuvrer à tout moment, afin de réunir un certain nombre de causes nécessaires à la conséquence que nous souhaitons voir se produire.
Et oeuvrer sereinement, à tout moment, tant qu’elle n’apparaît pas, puisque nous en connaissons la raison : toutes les causes ne sont pas réunies. La première d’entre elles étant probablement … de nous interroger et d’identifier l’objectif vers lequel nous souhaitons tendre.
Je parle d’un certain nombre seulement de causes, car il faut l’admettre, certaines nous échappent, sont hors de notre contrôle, direct ou indirect … ou même de tout contrôle, à notre niveau de perception. Ce que nous traduirons par la chance, un heureux hasard, divinité ou autre main invisible. Mais même là … la chance peut ne se produire que moyennant un ensemble de conséquences … dont nous pouvons être la cause.

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De l’obéissance et du libre-arbitre

Thursday, February 19th, 2009 | Author: Japy

L’expérience de Milgram (menée dans les années 60, à l’Université de Yale) est construite de la façon suivante : l’université recrute un “sujet” par annonce (contre promesse d’une rétribution modeste), et l’amène à être l’évaluateur de la capacité d’une autre personne (présentée comme alter ego de notre sujet, mais appelée ci-après “la victime”) à retenir des couples de mots lorsqu’il est soumis à une punition, censée stimuler et améliorer sa capacité à apprendre.
L’expérience est supervisée par un “professeur”, qui indique au sujet le choc électrique à administrer (jusqu’à 450 Volts -!?- par pallier de 15 V) lorsque l’autre participant commet une erreur.

Ainsi, sans haine, ni vengeance, ni espoir d’un gain élevé, 65% (soixante-cinq pourcents !) des sujets vont administrer le choc maximal de 450 V (choc moyen maximal : 405 V !), suite aux erreurs successives de la victime.
Des variantes existent, montrant qu’en fonction de l’éloignement (intervention d’une personne tierce, soumise au sujet, qui devient de la sorte un second “professeur”) ou du rapprochement avec la victime (contact visuel, voir physique possible), les résultats varient : les punitions administrées sont statistiquement plus ou moins importantes.
Il est instructif de noter que, parmi ces variantes, dès lors qu’il y a dissension entre les représentants de l’autorité (2 professeurs sont présents, donnant des incitations contradictoires au sujet), 0% des sujets vont jusqu’à 450 V, et le choc moyen maximal administré n’est plus que de 150 V … l’unité de l’autorité est donc importante, dans le processus de sa reconnaissance et de son acceptation.

Outre le rapport aux professeurs (l’autorité), l’expérience aborde grandement la notion de l’engagement : comment une personne peut-elle (accepte-t-elle de ?) remettre en cause la situation actuelle dans laquelle elle se trouve, conséquence de ses actes passés ?

Donc, dans nos sociétés, libres, démocratiques et libérales, 2/3 de la population obéit très bien et accepte la notion d’autorité, jusqu’à ses implications maximales …
Cela laisse songeur ? Dans des contextes spécifiques (médicaux, militaire), le pourcentage d’acceptation, et le degré d’atrocité des punitions dispensées peuvent s’en trouver grandement accrus. Des événements tels ceux de crimes contre l’humanité, et autres génocides, sont autant de cas limites de ce que l’expérience démontre.

Les travaux de Milgram ont été dénoncés sur le plan de leur validité scientifique.
C’est compréhensible : le sujet est induit en erreur, et ignore que
- le participant recevant les chocs est un “complice”
- le participant ne reçoit pas de chocs, et en simule les conséquences,
- le sujet est amené verbalement par le professeur, à 4 reprises différentes, à se conformer au protocole établi.

Je me demande si la contestation de l’expérience n’est pas tant le fruit d’un point de vue éthique (nous sommes de plain pied dans le champ de la manipulation) que celui de l’amour propre blessé de voir écorné solidement notre notion de libre-arbitre.

En ce qui me concerne, j’accepte qu’une partie de la réalité nous échappe, et que dès lors, nous sommes tous à différents moments dans une situation de connaissance incomplète des choses; ceci rend – selon moi – le contexte de l’expérience de Milgram suffisament acceptable pour tenter d’en apprendre quelque chose.

L’étude, peut amener chez chacun d’entre nous 2 questions, et au moins un comportement y relatif :
- dans les situations où je suis “sujet” … jusqu’à quel voltage accepte-je de monter ?
- dans les situations où je suis “professeur”, suis-je attentif à la frontière qui me sépare de la manipulation, et de l’abus de l’autorité ?
Le comportement n’est-il dès lors pas de nous interroger à tout moment sur ce qui nous échappe dans la perception que nous avons de la réalité, afin de rester libre de faire évoluer nos choix en fonction de l’évolution de notre maturité ?

Sources :
http://en.wikipedia.org/wiki/Milgram_experiment
http://fr.wikipedia.org/wiki/Experience_de_Milgram