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Bread in progress

… Et dans un moment, l’odeur qui envahira la maison …

La sentez-vous, cette odeur de pain frais que vous aimez ? Fermez les yeux, et respirez, pour voir ….

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Comment la tradition …

… de la course du premier de l’an est respectée pour 2012.
- ou : pensée pour les amis.

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Que 2012 soit un Instant…

Dans “Et que le vaste monde poursuive sa course folle”, Colum McCann fait dire à Corrigan :

Combien d’hommes pourraient dire, à un moment ou à un autre, qu’ils ne veulent être qu’à l’endroit où ils sont? Voilà ce que je ressentais. L’instant. Je ne voulais rien d’autre que l’ici et maintenant. Le paradis sur terre. Cet instant-là, unique.

Je fais avec toute mon affection le voeux qu’en 2012 chacun d’entre nous ait plus souvent qu’à son tour la chance d’être Corrigan.

A la question du jour de Ray Cokes, sur classic21

Classic 21 Cokes Calling : “Quelle musique vous accompagnera dans l’au delà ?”,

j’ai répondu :

Hahaha – Dans la série ces petits plaisirs (vous savez, ces petites choses insignifiantes qui vous font quand même un instant sourire), 6 personnes ont aimé mon commentaire dans ce thread, et c’est le meilleur score de “like” parmi les 96 réponses laissées par les autres ayant suivi cette émission de radio cet après-midi. *grin*

Cela dit, je vais penser à cette playlist, à l’occasion. Il devrait y en avoir jusqu’au bout de la nuit : j’espère que tout le monde sera prêt à faire une bonne bringue rock ‘n roll.

Mood of the day : Supertramp – Fool’s overture

A couru tôt dans le matin d’un superbe jour d’automne, au travers d’une forêt de bruns châtoyants et d’oranges ensoleillés.
A traversé les arbres baignant dans les rayons éblouissants et chaleureux du soleil de saison, bas sur l’horizon, accueillant et volontaire.
S’est immergé dans les senteurs fraîches des feuilles mortes et humides.

Va interroger ses rêves, et sur les moyens de les transformer en une réalité.

***

Supertramp – Fool’s overture (10:51).
Album : Even in the quietest moments, 1977.
On y trouvait aussi : Give A Little Bit, Even In The Quietest Moments, From Now On

History recalls how great the fall can be
While everybody’s sleeping, the boats put out to sea
Borne on the wings of time
It seemed the answers were so easy to find
“Too late,” the prophets cry
The island’s sinking, let’s take to the sky

Called the man a fool, stripped him of his pride
Everyone was laughing up until the day he died
And though the wound went deep
Still he’s calling us out of our sleep
My friends, we’re not alone
He waits in silence to lead us all home

So tell me that you find it hard to grow
Well I know, I know, I know
And you tell me that you’ve many seeds to sow
Well I know, I know, I know

Can you hear what I’m saying
Can you see the parts that I’m playing
“Holy Man, Rocker Man, Come on Queenie,
Joker Man, Spider Man, Blue Eyed Meanie”
So you found your solution
What will be your last contribution?
“Live it up, rip it up, why so lazy?
Give it out, dish it out, let’s go crazy,
Yeah!”

“I ran on the icecap” – Un voyage en 3 actes

Prologue et préparation

21 Décembre 2010. 1er contact pour inscription à l’édition 2011 du Polar Circle Marathon. 42,2 km, sur la glace, la neige et la roche, du côté de Kangerlussuaq, côte ouest du Groenland. Le Groenland, c’est 55.000 habitants, répartis le long des côtes d’un territoire grand comme, allez, pouce en l’air, 1.000 fois le Luxembourg.
L’idée d’un rendez-vous, à laquelle Jean-Eudes souscrit très vite : nous ferons le voyage ensemble. Ca nous donnera l’occasion de fêter dignement nos 10 ans de course à pied de notre tandem. Au plus 100 coureurs, un voyage sur mesure de 5 à 8 jours, des températures que nous aimons, mais que nous ne connaissons qu’occasionnellement – nous devrions courir par des températures comprises entre -15 à 0°C. Quant au temps, laissez-nous rire : nous courons pour le plaisir, et les conditions envisagées semblent tellement hors normes qu’il n’a jamais été question du moindre objectif de performance. Nous misons très tôt sur un trail de 42 km, plutôt qu’un marathon classique. Et d’ailleurs, c’est bien ce qui nous intéresse.

La carte n’est pas le territoire : les mois qui précèdent sont donc indispensables pour développer le potentiel nécessaire pour traverser celui-ci avec un max de plaisir.

Cela se résume à entre 250 et 320 km de sport mensuellement, entre 21 et 25 heures par mois – relax, ça ne fait au final que 4 à 6 heures par semaine. Il y a un peu de tout, du triathlon au début de période, jusqu’à de la course à pied pure les 6 dernières semaines, et 3 gros week-ends. Comme d’hab’, on arrive la dernière semaine avec presque rien de sport, suscitant une grosse envie d’enfin “y aller” ! Question météo, on a eu des circonstances d’entraînement… particulièrement peu adaptées : il faisait beau (sic). Les journées des grosses sorties, le soleil et des températures bien trop favorables nous ont beaucoup amusés quant au contraste des conditions que nous trouverions sur place.

Question équipement, on finit par trouver ce qu’il faut, en étant bien conseillés : ça va y aller, question couches et tenues techniques. 2 couches en bas, 3 en haut, le buff, les gants, les chaussettes, le bonnet/bandeau. Pour un peu, on dirait qu’on va courir au Groenland.
Ah, mais… oui !



Acte I : L’avant-marathon

Nous avons l’idée de publier un communiqué de presse pour faire parler de notre action au travers du Running Nation Club, et de réunir des fonds pour un projet caritatif de Caritas. Le départ et l’arrivée sont marquées par des interviews pour la presse papier et radio luxembourgeoise : nous nous en amusons comme des gamins. Une fois sur place, l’immersion est bien réelle, et nous plongeons petit à petit vers la course, en profitant de l’univers particulier engeandré par l’événement. Kangerlussuaq compte 500 habitants, le hall d’aéroport, l’hotel, la cafèt du petit déj, le restaurant, les 2 boutiques souvenirs, la réception, les chambres : tout cela ne fait qu’un. Notre temps est donc consacré à rencontrer les autres participants (~ 80 coureurs – 65/marathon, 15/semi-marathon, et 20 accompagnants), et profiter d’une paire d’activités, telle cette visite du Glacier Russel.

D’entrée de jeux, et dès ce premier jour, notre voyage sera marqué de 2 signes.
Le premier, c’est cette chute de tout un mur du glacier. Evidemment, ça arrive, me direz-vous. Oui, mais beaucoup moins à partir du début de l’hiver, où les températures retombent. Et surtout, il y a le fait que j’étais là, et comme prêt, pour saisir l’instant, alors que j’étais à l’écoute de craquements dans la glace. Notez au passage qu’en été, le Groenland mérite son nom : les températures oscillent entre 20 et 25 °C, et le pays est alors bien vert, destination idéale pour des activités d’extérieur. Camper alors à côté des mouvements du glacier doit être une expérience intéressante …
Le second signe est cette aurore boréale, captée le soir alors que je ressortais tenter ma chance.
Une histoire de rendez-vous, n’ai-je pas dit ?
Ah, et que penser de Kangerlussuaq, son casino ? :-)



Acte II : le repérage

Ah, on est dans les news ! :-)
- ici, dans l’Essentiel;
- et ici, sur Mywort.lu;
- et aussi ici, dans la presse papier.
Et si quelqu’un me retrouve cet interview de Jean-Eudes à RTL, je suis preneur ! :-)

Toutes les conversations concernent la course ce jour-là, et chacun est plus ou moins dans l’expectative. D’ailleurs, c’est bien simple, il n’y a que deux activités au programme, qui précèdent la pasta party : repérage du parcours (nous découvrirons que sol en dessous de la neige est sableux : encore de l’énergie dissipée, en plus de celle nécessaire pour maintenir nos températures – pourvu que cela ne nous bouffe pas toutes nos forces), et briefing de course pour le lendemain.

Sur Facebook, j’écris en postant quelques photos :

“Route inspection today. It said : everything you know about running will tumble. Beyond the start line, all standards will fade. Remain confident in your training and in yourself, but be ready to have a hard time – it will make your personal victory tasteful. Under way, remember to have fun and enjoy the unique scenery. Some figures : 80 runners, 15 for the half marathon, 65 for the marathon. Expected average temperature : -15 C, sunny. Wind : unknown.”

Check météo en début et fin de journée : on courra sous le soleil. par -15 tout du long, finalement, mais sous le soleil.



Acte III : La course

Voilà ! C’est le jour. Plus rien à faire que croire en nos forces, notre entraînement, et la chance toujours nécessaire pour aller au bout d’un tel moment – et dérouler, patiemment.
Le vent s’invite, les températures s’effondrent : sur la calotte glaciaire, il fait -36°C en température ressentie au moment de notre passage. C’est sport, mais une fois arrivés là, c’est aussi l’explosion de joie. Nous y sommes. Nous courons un marathon au Groenland – nous ne sommes pas 500 sur la terre à l’avoir fait, celle-là.

Le repère est à “temps normal sur marathon, + 25% pour la difficulté”. Je table sur 5 heures, arrondis sur 7 minutes / km. Les 3 premiers correspondent – et puis, boum – nous sommes au km 7, et Jean-Eudes me dit : 54 minutes qu’on court. Là, on n’est plus loin des 8 min / km … et je n’ai rien vu passer. Je pense un instant au fait qu’un de nos dimanches, 35 minutes feraient l’affaire pour boucler 7km – et ils nous en reste encore 35.

Confiants néanmoins, on laisse la glace derrière nous, et nos jambes se mettent en marche. Le tempo s’améliore vite, avec quelques km à 5min10 … Faut gérer, aussi. Dont acte. On est venu délivrer, et on est bien à l’aise jusqu’au semi, où commence en général le marathon. En plus, on y est en 2h22, et ça, c’est pas mal !
Km 27, je suis content – Jean-Eudes est devant, et tire notre tandem, j’en ai besoin pendant 3-4 km à ce moment. C’est aussi là que commence la partie la plus intérieure et personnelle de notre voyage … Nous échangerons les rôles, après le km 35 – restent 7, je nous encourage comme je peux, en repensant à mon calcul du début de journée – et je passe alors devant. Nous rattrapons un concurrent au km 39, en bas de la dernière montée. J’aime grimper, et il me reste un peu de forces à jeter dans la bataille, pour le fun et l’envie d’aller au bout de moi-même plus que pour la gagne – ce soir, il n’y aura que des participants victorieux à Kangerlussuaq. Jean-Eudes m’avait fait signe d’y aller quand je pouvais; il est en compagnie, c’est bien ainsi – je reviendrai le chercher : nous nous sommes promis de passer la ligne ensemble avec ce drapeau que ma soeur m’a confié.
A ce moment, nous sommes fiers de notre temps, et un peu surpris de nous mêmes de boucler en +/- 4h25. Notre classement est en fait excellent, comme nous l’apprendrons dans la soirée : nous finisssons 11è et 13è !
Et oui, nous nous en amuserons beaucoup.
Et oui, ben, alors, on est encore dans la presse : http://mywort.lu/kehlen/12723187.html.
Et sur facebook, je poste :

Voilà. Tout d’abord, merci pour vos nombreux messages de soutien ! Sachez que c’est fait – une expérience hors norme, bouclée en 4h23. Il y aura beaucoup à raconter, et le plus important sera probablement au delà des mots… Au gré des détours de la calotte glaciaire, et de mes pensées – dont beaucoup vous ont concerné, oui, oui – voici ce que cette participation m’a appris : je pratique la course à pied comme la méditation – parce que tous deux me permettent d’aller chercher ce que personne ne trouvera jamais à ma place. A vous revoir bientôt – Très amicalement.

Le voyage est parfait, jusqu’à la soirée de cérémonie de remise des prix, dont les moments à table avec le petit groupe constitué là-bas sont tout aussi mémorables que le reste.

Voir toute la série de vidéos en cliquant ici.

Vous aussi, vous l’avez remarqué, non ? Le départ, donné au fusil de chasse … :-)



Epilogue : Les cerises sur le gâteau

Et je choisis de prolonger le séjour du côté de Ilusat, au nord, pour une paire d’activités supplémentaires. Dernière minute, mais c’est ainsi : certaines opportunités ne s’offrent que de cette façon.
Ballade en traîneau à chiens – pour la première fois en 24 ans que j’ai ce totem scout, comme quoi, tout peut finir par arriver. Et navigation dans une mer d’icebergs, qui permet de découvrir la rudesse de la vie là-bas : les voyez-vous, ces coquilles de noix sur lesquelles ces hommes vont pêcher ?

Voyage d’une intensité très particulière concentré sur une semaine, il a occupé des nombreux mois nos esprits, au cours de discussions, d’évocation, jusqu’à culminer le 22/10, au travers de l’effort physique, des conditions météo et des rencontres humaines. Nul doute qu’il en sera encore ainsi longtemps, et c’est tant mieux.

De la dimension spirituelle dans ma pratique du sport

Ce soir, tard dans la nuit après une autre de ces journées où la vie m’a offert des signes (façon festival, si vous voulez mon avis), ce concert de rock du 25è anniversaire du Rock ‘n roll hall of fame, en 2009 au Madison Square Garden de New York, me tient compagnie.
Je vois le line up de la première soirée défiler, et je profite de ceux qui ont fait cette musique que j’aime : Jerry Lee Lewis (Yep !), Crosby, Stills, Nash, Stevie Wonder, BB King (Oooooh, Yeah !), Jeff Beck (!, again), Sting, Paul Simon & Art Garfunkle (ah, le moment dans mes pensées auquel est tombée la triologie Sound of Silence, The Boxer, Bridge over troubled water ! Qui saura ?), Aretha Franklin, Annie Lenox.

Entre mes mains, l’ “Autoportrait de l’auteur en coureur de fond”, de Haruki Murakami.
Littéralement, le titre original en japonais signifie “Ce dont je parle quand je parle de courir”.

Et je lis :

“A quoi exactement est-ce que je pense lorsque je cours ? Eh bien, je n’en sais rien [...] Les pensées qui me viennent en courant sont comme des nuages dans le ciel. Les nuages ont différentes formes, différentes tailles. Ils vont et viennent, alors que le ciel reste le même ciel de toujours. Les nuages sont de simples invités dans le ciel, qui apparaissent, s’éloignent et disparaissent. Reste le ciel. Il existe et à la fois n’existe pas. Il possède une substance et en même temps il n’en possède pas. Nous acceptons son étendue infinie, nous l’absorbons, voilà tout.”

Il y a là le sport. Et il y a bien plus.

Aujourd’hui, dimanche, 11.57

A voté. A Couru. Prend l’apéro.

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Au programme de la journée :

méditation, classic21-Pink Floyd, et semi-marathon.

Thoughts, rock ‘n roll, sports – to anybody : enjoy that day too !

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A propos du retrait de la grille du jeu des dicos et de la semaine infernale

*gros soupir* … j’ai écouté “On n’est pas rentré” en podcast, la nouvelle émission de la première … je comprends que des choses changent, et que même des monuments de la radio sont le cas échéant amenés à évoluer ou disparaître, pour des raisons propres à la stratégie d’une chaîne… C’est ainsi… Mais dans ce cas-ci, ce changement est indigne de l’esprit qui prévalait dans le JDD et la semaine infernale … il s’est fait comme honteusement : qui a entendu les explications pathétiques du milieu de l’été ? et les dernières redif’ des émissions ? avez-vous entendu comment cette fin était d’un nul, pour une émission de cette renommée, qui nous a tellement enchantés ? (Parlez-moi de la manière dont Classic21 vient de gérer le départ de Pierre Guyaut, tout en assurant la continuité de Classic21 Rocks – Cela s’est fait avec panache, avec style, et en respectant l’esprit ! l’âme de l’émission, et dans le respect des animateurs et des auditeurs).
C’est donc non seulement triste que ces programmes disparaissent de façon aussi peu assumée, Mais alors ! Pour être pseudo-remplacés par ce que j’ai entendu hier ! Comment ces animateurs et leurs responsables n’ont-ils pas préparé davantage leur copie, pour succéder tout en tenant la dragée haute, avec noblesse et personnalité, à nos rendez-vous favoris ? Leur plan devait être béton, ça devait être travaillé et couler de source ! Ca devait dérouler d’un coup d’un seul ! Nous séduire, nous emballer – il fallait de l’aérien, du subtil – mais du lourd aussi, pour nous emmener tout en rendant hommage au JDD, nous faire passer à autre chose.
Mais non ! C’est d’un lamentable ! D’une pauvreté ! Je trouve que la première devrait alors assumer complètement, et avoir l’intelligence – ou l’honneur ? – ou le respect ? envers les auditeurs, mais surtout, envers ceux qui étaient le JDD – de ne pas faire semblant d’essayer de nous faire oublier par un ersatz médiocre … ce soir, je suis triste, le JDD et la SI me manquent … *gros soupir*

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