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Margy, son pressoir

Saturday, June 12th, 2010 | Author: Japy

Une récente visite dans les Ardennes françaises a été l’occasion de rencontrer Monsieur Turquin, hôte charmant d’un de ces gîtes de France.
Monsieur Turquin est le responsable du pressoir, au sein d’une association qui a reçu pour mission du conseil local sa restauration.
Je vous propose une visite en photos ci-dessous de cette bâtisse – modeste, mais historique : elle serait, d’après les recherches, la plus vieille de France dans son genre, et une des rares encore debout.

On y trouve :

Le manège, où le cheval était attelé …
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… afin de faire tourner le broyeur des pommes …
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… dont les gros morceaux sont ensuite empilées en galettes de paille …
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… sur le pressoir, que l’on actionne au moyen d’une grande roue, et qui sert à en extraire le jus.
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Si cela pique un peu votre curiosité, égarez vous un instant dans l’article suivant : http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/rene-turquin-sauveur-du-pressoir-de-margy – voyez, à sa lecture, la dimension modeste mais tellement humaine qui fait la beauté de ce projet.

Si vous passez dans le coin, passez le voir de ma part : il se souviendra sûrement de ce gars qui porte le nom du village voisin, et est venu participer à un triathlon qui n’avait lieu que la semaine suivante … et, un sourire aux lèvres, il se fera un plaisir de vous raconter son pressoir …
Et, si vous voulez gouter à la production locale, sachez que le prochain rendez-vous pour boire le jus de pommes le plus rare de France est fixé à octobre 2012.

If, Rudyard Kipling

Saturday, January 30th, 2010 | Author: Japy

En parcourant quelques livres dans la bibliothèque aujourd’hui, ce feuillet s’est échappé de la biographie de Baden Powell, qui s’est inspiré de plusieurs écrits de Kipling, dont Le livre de la Jungle, et Kim, comme éléments fondateurs du scoutisme.
Je vous propose ici le texte original de ce poême, et la traduction réalisée par André Maurois en 1918 chantée par Bernard Lavilliers, en 1988, sur l’album If, et entendue … ce même jour à la radio.

IF you can keep your head when all about you
Are losing theirs and blaming it on you,
If you can trust yourself when all men doubt you,
But make allowance for their doubting too;
If you can wait and not be tired by waiting,
Or being lied about, don’t deal in lies,
Or being hated, don’t give way to hating,
And yet don’t look too good, nor talk too wise:

If you can dream – and not make dreams your master;
If you can think – and not make thoughts your aim;
If you can meet with Triumph and Disaster
And treat those two impostors just the same;
If you can bear to hear the truth you’ve spoken
Twisted by knaves to make a trap for fools,
Or watch the things you gave your life to, broken,
And stoop and build ‘em up with worn-out tools:

If you can make one heap of all your winnings
And risk it on one turn of pitch-and-toss,
And lose, and start again at your beginnings
And never breathe a word about your loss;
If you can force your heart and nerve and sinew
To serve your turn long after they are gone,
And so hold on when there is nothing in you
Except the Will which says to them: ‘Hold on!’

If you can talk with crowds and keep your virtue,
‘ Or walk with Kings – nor lose the common touch,
if neither foes nor loving friends can hurt you,
If all men count with you, but none too much;
If you can fill the unforgiving minute
With sixty seconds’ worth of distance run,
Yours is the Earth and everything that’s in it,
And – which is more – you’ll be a Man, my son!

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d’un mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère,
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n’être qu’un penseur ;

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tous jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire
Tu seras un homme, mon fils.

***

*ton songeur* C’est amusant de voir ici le nombre de traductions existantes de ce texte …

Pleine conscience : le séminaire

Saturday, October 24th, 2009 | Author: Japy

J’ai eu le triple plaisir – émotionnel, intellectuel et spirituel – d’assister ce vendredi à un séminaire (pardon, une journée d’étude interdisciplinaire, excusez du peu ^^) sur la “Pleine Conscience”. hmmm, oui, pleine conscience (“mindfulness”, en anglais), kesako ?

La pleine conscience est une expression qui désigne la conscience vigilante de ses propres pensées, actions et motivations. Elle joue un rôle primordial dans le bouddhisme où il est affirmé que la pleine conscience est un facteur essentiel pour la libération (éveil spirituel). Sans doute reviendrai-je sur ces termes.

Or, Donc ! Cette approche spirituelle a fait l’objet de déclinaisons scientifiques, notamment de la part de Jon Kabat Zin, qui en a fait un outil de gestion du stress ; de cette approche a ensuite été dérivée par l’un et l’autre, ici et là, différentes techniques thérapeutiques cognitives et comportementales (MBSR, Mindfullnes Based Stress Reduction).
Jon Kabat Zin définit la pleine conscience comme :
- un état de conscience volontaire,
- centré sur l’expérience de l’instant présent, et qui se déploie moment après moment,
- basé sur l’observation bienveillante des réactions et émotions.

Toutefois, ” l’attention juste ” n’est pas réservée à la thérapie, et peut, avec un peu de pratique se révèler un véritable outil pour tout un chacun, support à une attitude existencielle, permettant de savourer (“habiter”) des moments les plus simples, participant à un équilibre émotionnel, de canaliser les pensées réflexives (ces idées, qui s’enchaînent dans notre esprit de façon quasi continue, même lorsque nous ne “faisons rien”), et d’aborder les (hyper-)sollicitations de tous ordres auxquelles nous sommes soumis.

La journée a ainsi donné l’occasion d’assister aux prises de paroles de (cliquez pour voir le pdf) (cliquez sur les noms pour voir les sites web, ou les fiches de lectures) :

La journée telle qu’elle avait été voulue par Ilios Kotsou, l’organisateur (et chercheur à l’UCL), visait à mettre en place une passerelle scientifique avec les résultats de la pratique de l’approche spirituelle, ce qui rendait la journée particulièrement intéressante. Les intervenants ont tous fait état d’enquêtes scientifiques destinées à montrer l’impact réel que peut avoir la pratique spirituelle. Si les protocoles semblent encore imparfaits, et toutes études pas nécessairement menées avec toute la rigueur nécessaire, certains résultats sont passionnants ; la nouveauté de l’approche laisse présager que les mesures formaliseront ce que les observations semblent indiquer. Entendre Matthieu Ricard raconter les prouesses de maîtrise de concentration mesurées par les IRMs et scanners des moines qui se sont prétés au jeu est tout bonnement fascinant.

Côté liens,
je vous propose encore : www.pleineconscience.be, et encore www.prh.be.
enfin, je vous soumets une petite lecture de mise en pratique ?

PS : Et si votre lecture vous a mené aussi loin … Notez l’attitude pleinement consciente et totalement épanouie de mon voisin de gauche, sur la deuxième photo … c’est pas beau, ça ? :-)

Lorraine Mondial Air Ballons 2009

Sunday, July 26th, 2009 | Author: Japy

Quelques vues du rassemblement mondial de montgolfières à Chambley (Ouest de Metz).
Envie d’y faire un tour ? www.pilatre-de-rozier.com pour le programme.

Quelques ordres de grandeur :
Une montgolfière est composée de 3 parties : nacelle (alu, osier et bois), brûleur (gaz propane, 1 bouteille : +/-35 kg) et enveloppe (nylon). Le volume d’une enveloppe va de 600 à 7.000 m³, et en moyenne fait 2.200 m³. Dans des conditions normales de température et de pression, 1 m³ d’air peut emmener 250 gr, c’est donc 500 kg qui peuvent être emmenés (3-4 personnes, bouteilles et nacelle), pour un vol d’une heure en moyenne.
Prix moyen d’une montgolfière neuve : 15.000 à 20.000 €, mais, moyennant le temps (200 heures ?) et l’envie de se faire plaisir, il est possible de la construire soi-même. Si, si !

Curieux ? Quelques sites :

Isla de Pascua, l’île de Pâques

Monday, June 08th, 2009 | Author: Japy

Tout d’abord, au travers des différentes recherches que j’ai menées, mon impression est que le sujet reste mystérieux, et sujet à de grandes marges d’interprétation – ainsi, par exemple, la superficie de l’île varie, selon les sources, de 112 à 180 km² … une telle différence sur un aspect factuel laisse présager des possibilités offerte par le mythe des Moai …
L’île de Pâques est donc un sujet à découvrir, et la compréhension de son mystère – ce qui ne signifie pas son explication – se mérite, au travers de lectures et rencontres.

+/-160 km², située dans le Pacifique Sud, à 3.700 km de Santiago, et 4.000 km de Tahiti, l’île de Pâques est une province du Chili.

Pacifique Sud

Le “nombril de la terre”, à des miles et des miles du continent ou d’une autre île habitée, est une terre volcanique, qui se dresse jusqu’à 500 m au dessus du niveau de la mer. Il n’y a aucune source d’eau, seulement 3 puits naturels dans la lave.

Le peuple qui s’y est installé est probablement arrivé de la Polynésie (les îles marquises ?), vers 400 A.D. Une tentative récente menée sur des pyrogues polynésiennes semble avoir montré qu’il s’agissait d’une navigation de 17 jours – à mon avis, ça, c’est uniquement à condition de savoir où se trouve la tête d’épingle sur laquelle on souhaite mettre le pied, bien entendu. Néanmoins, les polynésiens ont une réelle expérience de la navigation, sans boussole ni sextant, mais à l’aide des étoiles et autres signes. Ils sont rompus à passer des semaines sur leurs grandes pyrogues à balancier ou catamarans.
La population semble s’être organisée et répartie le territoire en 9 espaces, chacun réservé à une tribu. Des estimations permettent de penser que l’île était habitée par 9.000 personnes (plus raisonnablement : 3.000 ?) lors de son apogée (des modèles vont jusqu’à 15.000 habitants, mais semblent irréalistes, car cela reviendrait à plus de 90 hab/km², ce qui fait une densité supérieure aux pays antiques, alors que les ressources et conditions météorologiques ne paraissent pas permettre un tel nombre).

L’île est célèbre pour ses Moai, énormes personnages de pierre (en moyenne : 4m, 12 tonnes), alignés sur des Ahus, tertres plats de pierres sous lesquels les ancêtres sont enterrés. A l’exception de 7 d’entre eux (représentants, d’après leur mythologie, les 7 grands explorateurs, et leur Parents, suite à un rêve-vision de Hotu Matu’a “Le Grand Parent”, plus vraissemblablement pour fuir une guerre, ou à des fins expéditionnaires de découverte des terres inconnues), les Moai étaient tournés vers l’intérieur des terres, afin que l’énergie (“Mana”) issue des ancêtres, soient transmise aux vivants au travers de leurs yeux (faits de corail blanc et de scorie de pierre rouge, ils ressortent sur la pierre).

moai_eyes

On a dénombré de l’ordre de 900 Moai, à différents stades de fabrication, depuis la taille en carrière, jusqu’au stade érigé, en passant ceux abandonnés entre le lieu de fabrication et celui d’érection. Le plus grand d’entre eux érigé mesure 10m, mais un moai de plus de 21 m (270 t) existe, à l’état de préparation en carrière.
les moais ont probablement été érigés entre 1400 et 1600. La question de l’effort demandé par leur érection et des moyens nécessaires est toujours sources de divers scénarios (http://www.pbs.org/wgbh/nova/easter/move/past.html) ; une expérience a été réalisée récemment par un groupe de 75 archéologues.
La population, est probablement à son apogée vers 1550 ; elle vit de tout un ensemble d’arbres (bananiers, palmiers) et plantes (patate douce) apportées par les premiers habitants, le sol volcanique étant favorable à leur développement.

Làs, il est fort probable que l’apogée de l’île précède une décadence rapide : les habitants sont en surpopulation – la main d’oeuvre qui permet l’érection des moais toujours plus grands et nombreux nécessite énormément d’énergie, et les divinités de pierre consomment beaucoup de bois. La déforestation s’accélère jusqu’à entraîner une érosion importante en de multiple endroits, et les cultures deviennent insuffisantes.
Au fil du temps, le manque de bois devient tellement criant que les habitants n’ont même plus la possibilité de fabriquer leurs bateaux … et donc, de pêcher. Les Hommes s’épuisent …
Il y a fort a parier que lorsqu’elle comprend que les ancêtres ne récompensent pas les Moai (et les sacrifices) toujours plus grands, la population entre dans un état de révolte qui mène au renversement de l’ordre social, à des oppositions entre tribus, tueries, et renversement de la presque totalité des sculptures.
Alors qu’ils n’ont plus de moyens de quitter l’île, et que les ressources s’amenuisent, les habitants crée le mythe de l’homme-oiseau, inspiré du passage annuel d’oiseaux migrateur – il est évident qu’ils rêvent alors d’évasion vers d’autres terres plus hospitalières par les airs … alors que la nostalgie de la grande époque leur est rappelée par leur tradition orale, et les moai gisants.
Devient l’homme-oiseau pour un an, celui choisi au sein de chaque tribu, et qui, le jour de la course, est le premier à rapporter un des oeufs de ces oiseaux migrateurs au centre de l’île. Il détient alors le pouvoir de répartir les ressources pour sa tribu au cours de l’année qui s’écoule.

En 150 ans, les RapaNui ont payé le prix fort pour leurs choix politiques et spirituels, qui ont sans douté entrainé toute l’île à ne plus être que l’ombre d’elle-même, suite à sa surexploitation.

C’est le Hollandais Jacob Roggeveen qui découvre l’île de Pâques, en 1722. Vers 1770, les péruviens prennent possession de l’île, de peur que les français ne se l’approprient. La population, suite aux maladies, à l’insertion des rats, à l’esclavage, et autres déportations voit son nombre tomber à une centaine (principalemet des hommes âgés), et ses traditions et histoires s’évanouissent.
L’écriture rongorongo (seule une 20ne de tablettes sur un bois d’arbre disparu existent encore au niveau mondial, certaines atteignent des fortunes exprimées en millions) par exemple, même si elle fait l’objet de plusieurs hypothèses.
Jusqu’en 1888, date de son annexion par le Chili (qui ne s’en souciera pas vraiment avant 1953) l’île fera l’objet de divers pillages et de captures d’hommes et de femmes à des fins d’esclavage, notamment pour la chasse à la baleine. Elle sera également occupée par une entreprise continentale, qui l’exploitera dans une grande partie (entraînant la relocalisation des populations existantes) à l’élevage de moutons. Finalement, des enfants des RapaNui déportés finissent par réinvestir l’île – et vivre d’un certain tourisme de la grandeur passée.

Mon propos n’est pas ici d’être exhaustif concernant l’île de Pâques (on trouvera peut-être à redire sur l’exactitude de mon résumé), mais plutôt de vous faire part de l’idée que l’histoire de l’île de Pâques est instructive pour notre génération, et résume les enjeux – toutes proportions gardées – auxquels nous sommes dorénavant confronté au niveau planétaire.
Car enfin, leurs ressources étaient limitées et une démographie galopante … ainsi en va-t-il au niveau mondial …
Quels sont nos Moai contemporains, qui dévorent nos ressources ? Sommes-nous déjà en train de rêver un mythe de l’homme-oiseau, alors que l’heure de notre responsabilité a sonné ?
L’île de Pâques a-t-elle quelque chose à nous apprendre ?
Comment appliquer son enseignement ?

Quelques liens pour découvrir et réfléchir ?

Livres :

  • “Fantastique île de Pâques”, par Francis Mazière, Robert Lafont, Bibliothèque des Grandes Enigmes, 1969, 266p
  • “Easter Island: Archaeology, Ecology, and Culture”, par Jo Anne Van Tilburg and John Mack, Smithsonian Institution Press, 1995

Internet

J’imagine que des chaînes comme National Geographic, et la Chaine Histoire doivent avoir quelques sources intéressantes aussi.

… inukshuk …

Tuesday, June 02nd, 2009 | Author: Japy

! A vos souhaits, serait-on tenté de répondre :-)

un inukshuk est un cairn, amas de pierres réalisé par l’homme, dans le grand nord canadien, chez le peuple inuit – ils ont une vocation de communication et de survie.
inukshuk signifie “qui a la forme, l’apparence d’un homme”, est un ensemble de pierres brutes, et signifie “Vous êtes sur le bon chemin”, ou, de façon plus générale “Quelqu’un était ici”.
Ces sculptures sont de formes très variables, et ont des raisons d’être multiples : navigation, aide directionnelle, marquage respectueux d’une place en mémoire d’une personne aimée, indication de route migratoire, d’endroit où du poisson peut être trouvé, ou encore objet de vénération spirituelle.

La tradition Inuit interdit leur destruction, comme il s’agit souvent d’un objet de culte à un ancêtre qui savait comment survivre sur terre dans des conditions difficiles. L’Inukshuk est un signe de bienvenue dans un paysage aride, une contrée sauvage et dangereuse.

Il peut être petit ou grand, fait d’une simple pierre à la forme particulière, ou de plusieurs d’entre elles empilées les unes sur les autres – qu’elles soient plates ou arrondies. Chacun est unique, et est fait des pierres trouvées à portée de main. C’est l’arrangement des pierres qui indique le but poursuivi par celui qui l’a réalisé : la direction des bras ou des jambes indiquent la direction d’un chenal ouvert pour la navigation, ou un passage dans la vallée entre 2 montagnes ; un inukshuk sans bras, ou avec une ramure fixée, est davantage une marque pour une cache de nourriture.

Les Inukshuks sont devenus au fil du temps des objets d’art travaillés, prisés de certains amateurs.

… regardez mieux …

Monday, May 11th, 2009 | Author: Japy

winogrand_central_park_zoo

Central Park Zoo, New York City
1964
© Estate of Garry Winogrand

J’ai trouvé cette photo intéressante, quand j’ai incidemment vu ce reportage sur les génies de la photographie.
Garry Winogrand a fait un ensemble de travaux, tournés en forme de clin d’oeil. Celui-ci attire notre attention sur la perception, entre autre induite par la société dans laquelle nous vivons, ainsi que la culture qui conditionne notre regard …
En effet … Ce qu’on croit voir … ce qu’on voit … ce qu’on devrait voir …
Ce couple … cette femme blanche … cet homme noir … n’avez-vous pas trouvé normal, au premier regard, qu’ils semblent avoir pour enfants des chimpanzés ? Vous en êtes-vous aperçu ?

… la fascination du risque ?

Monday, April 20th, 2009 | Author: Japy

Le Vesuve est célèbre pour avoir rasé – pardon, enseveli – la ville de Pompéi, en 79 AC.
(http://fr.wikipedia.org/wiki/Pompéi, http://en.wikipedia.org/wiki/Pompéi).

Plusieurs éruptions ont eu lieu depuis, à intervalles régulier, au travers des siècles.
1906 et 1944 sont les dernières en date, et je crois avoir lu que ce volcan présente une activité sous une forme ou sous une autre en moyenne tous les 70 ans, et qu’ensuite, plus le laps de temps était long depuis la dernière éruption, plus la suivante était violente, quel que soit son type.
Je vous passe les détails vulcanologiques – que je maîtrise fort peu, au demeurant – concernant les 3 types majeurs d’éruption, les panaches de fumées, les pluies de pierres ponce, et autres coulées pyroplastiques (cendres brûlantes, matières volcaniques en fusion) de 500 °C se déplaçant à des vitesses impressionantes (jusqu’à 300 km/h ?)…

Innocemment, j’espère que …
… Les constructions – poussées par des organisations mafieuses ? sont faites de manière à parer à la catastrophe. Qui autorise ces installations de nouveaux habitants, jour après jour ? Regardez ces ruelles tortueuses !
… les bâtiments et infrastructures sont conformes aux normes anti-sysmiques (les tremblements de terre constituent la première phase de la plupart des éruptions volcaniques), sans quoi les quelques artères d’évacuation seront vite saturées …
Est-ce la chronique d’un désastre annoncé ?

Mais …

… Ce qui m’intrigue particulièrement, c’est l’augmentation constante – même aujourd’hui ! de la population vivant sur les pentes du volcan, ou dans une proximité immédiate …
Ce qui m’intrigue, ce sont ces 700.000 personnes qui se sont installées dans un rayon de 6 km autour du volcan.
Ce qui m’intrigue, ce sont les 3.000.000 de personnes concernées, qui vivent tout autour de la baie de Naples.

Comment les gens vivent-ils au quotidien ce rapport à un risque connu, innéluctable, dans ces conditions ?
Qu’est-ce qui fait qu’une population – une part d’humanité – s’assied et vive sur une telle bombe à retardement ?

Peut-on déduire une généralité d’un comportement humain en société à partir de cette observation ?

Les fractales, ou … Tout est dans tout ?

Tuesday, March 24th, 2009 | Author: Japy

Pour faire court, fermez les yeux, et pensez à … un chou-fleur.
retirer les feuilles de verdures, et visualiser-le. Faites-le pivoter devant votre regard, sous tous les angles … bas, haut, gauche, droite … et maintenant … explosez-le en pensée. … Saisissez-vous d’un des morceaux restants, et rapprochez-le de votre regard, de manière à ce qu’il occupe le même espace … c’est toujours un chou-fleur, avec sa surface bombée, et ses bosses et fosses blanches.
… un chou fleur est un objet fractal naturel : il présente dans sa plus petite forme toutes les caractéristiques de la forme plus grande dont il est issu.
Le chou de romanesco est un autre de ces exemples :Chou Romanesco

Les fractales sont donc un concept mathématique qui permet d’expliquer une certaine réalité, à priori organisée de façon destructurée et trop compliquée pour être décomposée en formes simples. Les flocons de neige, les brocolis, les fougères sont autant d’objets que nous connaissons et qui sont naturellement fractals.
Je ne peux évidemment pas passer à côté de la fractale suivante :2216914220_6edfccb440
ou encore la fougère :
3825101-lg

Encarta nous donne offre une première définition, pour entamer notre réflexion à propos de la curiosité du jour :
Une fractale (nom commun féminin ; des fractales). En mathématiques, il s’agit d’un objet géométrique dont les parties sont les répliques réduites de sa forme globale et qui présente donc essentiellement la même structure à toutes les échelles.

Benoît Mandelbrot est à l’origine de cette idée, au milieu des années 70, à partir d’études menées depuis le début du siècle, et qui se sont intensifiées à partir des années 50. Le concept est intéressant, car il dépasse la mathématique pure, et permet d’appréhender tout un ensemble de sujets très différents … depuis la distribution des parasites dans un signal électrique ou sonore, jusqu’à la distribution des galaxies (! sic)
classic-frozen-fractalblue-deltaapophysis_fractal_flamesea-shell-spiral

Par extension, la théorie des fractales est intéressante à prendre en compte lorsque l’on considère des questions comme le chaos, le cas échéant déterministe – peut-être dans un article à venir ?

Pour l’instant, je nous propose :
- Une recherche Google d’images fractales, faites à partir de formules mathématiques
- Une recherche Google de fractales dans la nature
- Si vous souhaitez jouer et créer vos propres images, un logiciel est disponible ici

Enfin, pour ceux qui souhaitent investiguer, je propose 2 liens :
- pour commencer, wikipedia, en français, et in english
- pour une approche plus mathématique : voyez par exemple Futura Sciences

Quoiqu’il en soit, laissez-vous emmener un bref instant par l’une ou l’autre de ces plongées dans les dimensions infinies des graphismes que permettent ce concept …
Des galaxies aux choux-fleurs : les fractales sont des poupées russes qui nous entourent … Tout est dans tout ! ^^

… banksy …

Tuesday, March 10th, 2009 | Author: Japy

(Musique de fond : “Blackwing : Doin’ it”)
Je citais précédemment Banksy (ici)

Banksy est un artiste urbain, utilisant les bâtiments et constructions comme toile de fond à ses pochoirs simples, efficaces, humoristiques, parfois subversifs, toujours intéressants à considérer, et ludiques pour la pensée. Outre différentes réalisations à Londres, il a sévi sur le mur de séparation entre Israël et la Palestine.

Je vous propose quelques-unes de ses réalisations ici (images sujettes à copyright) :

Un article peut être consulté sur wikipedia, en anglais (très complet), et en français (plus sommaire).

Je vous souhaite un sourire, et une réflexion. ^^ – J.
(Merci à Pablo pour la découverte, été 2008).