Jan. 2012 visit of the Dallas Museum of Art and Fort Worth Modern Art Museum
Et je cède à l’envie de partager une série de clairs-obscurs inspirés par les lieux …
Jan. 2012 visit of the Dallas Museum of Art and Fort Worth Modern Art Museum
Et je cède à l’envie de partager une série de clairs-obscurs inspirés par les lieux …
Evidemment, la disparition d’Amy Winehouse – et, partant, de son talent – est pour le moins une triste affaire.
Je ne souhaite pas faire du relativisme facile en remettant sa mort en perspective (j’ai bien dit perspective, pas balance) des 76 tués de Behring Breivik à Oslo, et des millions de personnes en train de mourir de soif dans la Corne de l’Afrique. Le sujet de la responsabilité collective mériterait sans doute néanmoins d’être débattu : la tristesse et l’émotion, si elles n’en sont pas moins réelles et normales – pensons avec sympathie aux familles et proches des disparus dans les 3 cas – ne devraient pas servir à masquer une ironie qui se teinterait de cynisme. Car enfin, la situation de départ des 3 catastrophes est connue de certains ou de tous, personne n’y a rien changé, ou pu y changer.
Et dans le cas d’Amy et de sa relation avec la (les ?) drogue(s), le succès planétaire de “Rehab” (Qui n’a pas instantanément en tête l’air qui supporte “They tried to make me go to rehab, I said No, No, No !” ?) ne participe-t-il pas précisément à renforcer le comportement qui mène à sa perte ?
Dans le cas Winehouse (emblématique des Kurt Cobain et autres Jim Morisson – et, dans une certaine mesure même si c’est un autre registre, de DSK), j’ai été davantage intéressé par les échos provoqués à la lecture de l’opinion de Daniel Salvatore SCHIFFER, Philosophe, dans cet article intitulé “clair-obscur”, et qui concernent responsabilité individuelle d’un choix de vie, de la conscience plus ou moins évidente de la liberté que l’artiste a par rapport à celui-ci et ses conséquences, et de la manière dont la société prend le tout en considération au travers de ses réactions face à une forme de génie, et des traitements plus ou moins auto-destructeurs qui en font partie.
Cela dit, le cas d’espèce, sa médiatisation et les réactions que j’ai lues m’amènent à me poser 3 questions :
1) En faisant un succès et une star d’Amy Winehouse au travers de la chanson en question, est-ce la reconnaissance dans son histoire d’un trait de nous-même ? Cela a-t-il exacerbé sa situtation, et précipité sa chute ?
2) Une plus grande tranquilité d’esprit aurait-elle permis à Amy de vivre plus longtemps, et de façon plus équilibrée ?
3) En aurait-elle été plus heureuse, et serait-elle néanmoins arrivée à nous exprimer son talent et son approche de la soul music ? L’aurions-nous reconnu de la même façon ?
Enfin, question bonus : pouvons-nous en déduire quoique ce soit à titre personnel sur un plan spirituel ? Et dans la pratique du quotidien ?
Visite au MUsée D’Art Moderne, pour voir ce que les oeuvres du moment ont à proposer, et m’amuser de ce qui attirera mon regard.
Et j’ai retenu…
“History makes a young man old”, de Nina Beier et Marie Lund (2008/2010) – une boule de cristal roulée depuis l’endroit de son achat, jusqu’à l’endroit de la collection “Object Lessons” …
Su-Mei Tse (En collaboration avec Jean-Lou Majerus), et son “Many Spoken Words”, une fontaine d’encre noire, évoquant la progression du langage depuis la pensée jusqu’à l’écrit, puis sa dissolution, et les notions du temps et de mémoire :
(2009 – Encre, pierre et fonte, 220 x Ø 450 cm)
J’ai probablement aimé l’oeuvre suivante pour une raison similaire à la précédente : toujours identique, et toujours changeante – elle m’invite à une forme de contemplation Il s’agit d’une installation de Attila Csörgö : “How to construct an orange” est un ensemble de ventilateurs au-dessus desquels flottent des solides en papier, tantôt de façon régulière, tantôt de façon fantaisiste :
Toujours au rayon fantaisie, tout aussi poétique, humoristique et interpellant, l’exposition “Premier étage, second degré” (j’aime !) fait la part belle à Claude Closky, dont j’ai retenu le panneau d’affichage électronique “Bla-Bla” (1998), qui présente une suite continue de dialogues aussi sensés qu’inintéressants, de par leur construction à partir de phrases issues de la presse, notamment des courriers des lecteurs. Lire la raison de cet intérêt de ma part dans l’article du mudam, ici.
… probablement que les 2 photos de Martin Parr juste à côté ont aussi retenu mon attention, puisque j’évoquais ici précédemment le regard espiègle de son appareil photo.
Les pillules, injections, poudres en tous genres de Dana Wyse ont aussi retenu mon attention – on n’en finit pas de s’amuser des solutions qu’elle a trouvé à toutes sortes de questions dans son “Jesus had a sister productions” (1996-2002).
Enfin, et surtout, sans doute ! cette invitée surprise : un plante, qui pousse naturellement entre les lames du plancher, dans un interstice près de cette baie vitrée.
J’aime imaginer que le musée en prendra soin : cette situation est tellement dans la logique de mise en abîme des oeuvres du musée lui-même …
Redu, village du livre et de l’espace … l’occasion d’une excursion, de négocier quelques opuscules, et s’enivrer des senteurs de tous ces bouquins, qui sont autant d’invitations à tant de voyages.
Et vous, dans ces photos … quel livre reconnaissez-vous ?
Lequel avez-vous eu entre les mains, dans le passé ? Lequel avez-vous feuilleté ? lu ? Lequel figure dans votre bibliothèque ?
Je vous propose ici quelques clichés du Marché de Noël de Strasbourg (le plus ancien d’Europe avec Dresde : il en est à sa 439ème édition !).
Plus de 300 chalets présentent nourriture et articles de saison, sur 12 sites différents répartis à travers la ville … toute une ambiance, paisible, par endroit féérique et toujours ludique.
Le succès est chaque année au rendez-vous, et les artisans venus d’un pays invité (cette année, la russie) sont mis à l’honneur, parmi d’autres thématiques et événements, comme ce concert de Noël (Soprano, Orgue, Flûte et Hautbois à l’Eglise Saint Guillaume). Cela dit en passant : ce succès a valu au marché de Noël de devenir une marque déposée (ben oui …), et de s’exporter … à Tokyo ! (Geeee … que ce monde me fascine…)
Bonne visite … et de joyeuses fêtes à chacun !
Je vous avait parlé ici de ma première visite dans son Home à Jacques Mercier, en compagnie de Juan d’Oultremont ;
et je n’ai pas résisté à l’envie de retourner le voir en compagnie des autres comparses (Philippe Geluck, Laurence Bibot, Jean-Luc Fonck, Pierre Kroll) du jeu des dicos, lors de la dernière …
Boy ! Quel festival : lorsque Philippe produit cette vidéo de Jacques en train de se débattre avec un matelas gonflable dans une piscine et commente sur la difficulté de la reproduction en captivité du dauphin à bosse, Jean-Luc déposant un choux-fleur à l’avant de la scène (“pour ses trous de mémoires” – évidemment), et Laurence Bibot/Marie Laforêt l’emmenant dans un slow chaleureux … Juan faisant quant à lui se promener une perruque sur une voiture téléguidée … Jean-Luc habillant Jacques en jeune rappeur pour une dernière répétition avant de partir en tournée …
En une blague comme en cent : un formidable moment d’auto-dérision, un humour absurde, simple, efficace, source de rires francs et bonne humeur pour tout le public.
La personne (1ère photo) que Jacques raccompagne à la porte au tout début du spectacle, avant que les amis n’arrivant, n’est (bien entendu) personne d’autre que le Roi, venu lui faire une visite de courtoisie.
Comme les acteurs/chroniqueurs/dessinateurs/chanteurs ont dédié cette finale à Marc Moulin, et je vous propose le Te Deum que Juan lui consacra, alors que Marc Moulin était invité de Jacques Mercier au jeu des dicos …
Et un petit bonus, de Jean-Luc Fonck, un des épisodes des visites infernales, lors de la télé infernale : la visite de Waterloo
… Mais rien à voir avec le film de Yann-Arthus Bertrand, dont il a déjà été question ici …
Mais bien avec le home de Jacques Mercier, en spectacle depuis sa maison de retraite, pour évoquer les souvenirs plus drôles les uns que les autres de sa carrière d’animateur télé et radio… Sa rencontre avec Marie Laforêt, une partie de chasse au Sénégal, son pronostic quant à la courte carrière de Johnny Halliday – un tas d’histoires vues avec d’autant plus de dérision, que son ami-visiteur du jour n’hésite pas à le passer sur le grill de l’humour, en révélant ses propres trésors quant à la vie passée du jeune retraité.
Un autre ami chaque semaine, soit autant de spectacles identiques, mais différents, en fonction du visiteur du jour. Super concept ! De la fin de l’été au début de l’automne – jusqu’au paroxisme de ce 24 octobre, où tous se retrouveront pour la finale qui clôturera les prolongations.
J’ai eu l’occasion de voir Juan d’Oultremont ce 11 octobre … fou-rires garantis, tant dans la salle qu’entre les deux compères, sur scène.
J’ai ma place pour le 24/10 … au plaisir de vous y voir ?
D’ici là, je vous propose quelques définitions du jeu des dicos, par Philippe Geluck et Marc Moulin (those were the days …), Jean-Luc Fonck (à voir sur la même scène très prochainement, je me demande si …), ainsi, bien sûr que de Juan, et son extraordinaire décor d’aquarium … Pour amateur d’humour absurde seulement ! Bonne écoute !
Philippe Geluck nous dit qui est Thomas Andrews :
Juan d’Oultremont nous décrit un accessoire extrêmement distrayant pour les poissons d’aquarium :
Marc Moulin nous dit qui est Thomas Andrews :
Jean-Luc Fonck nous dit ce qu’est le Volisse :
Le travail de Martin Parr (son site web, jetez un coup d’oeil sur le lien recent – les oeuvres proposées en slide shows font tellement sourire !), photographe de l’agence magnum est exposé à la gallerie du jeu de Paume à Paris.
Je vous livre quelques clichés de cet artiste, dont l’oeil sociologique, la lumière et les perspectives m’amusent :
Inutile de se demander où il va les chercher ; ces instantanés scènes de vie sont des moments dans lesquels il est, qu’il scrute et capture.
Et les sourires que telle ou telle photo provoque ne sont-ils pas autant de questions-miroir … mon beau miroir … ?
Sur un plan technique, je suis curieux d’apprendre comment il obtient ces couleurs.
! A vos souhaits, serait-on tenté de répondre :-)
un inukshuk est un cairn, amas de pierres réalisé par l’homme, dans le grand nord canadien, chez le peuple inuit – ils ont une vocation de communication et de survie.
inukshuk signifie “qui a la forme, l’apparence d’un homme”, est un ensemble de pierres brutes, et signifie “Vous êtes sur le bon chemin”, ou, de façon plus générale “Quelqu’un était ici”.
Ces sculptures sont de formes très variables, et ont des raisons d’être multiples : navigation, aide directionnelle, marquage respectueux d’une place en mémoire d’une personne aimée, indication de route migratoire, d’endroit où du poisson peut être trouvé, ou encore objet de vénération spirituelle.
La tradition Inuit interdit leur destruction, comme il s’agit souvent d’un objet de culte à un ancêtre qui savait comment survivre sur terre dans des conditions difficiles. L’Inukshuk est un signe de bienvenue dans un paysage aride, une contrée sauvage et dangereuse.
Il peut être petit ou grand, fait d’une simple pierre à la forme particulière, ou de plusieurs d’entre elles empilées les unes sur les autres – qu’elles soient plates ou arrondies. Chacun est unique, et est fait des pierres trouvées à portée de main. C’est l’arrangement des pierres qui indique le but poursuivi par celui qui l’a réalisé : la direction des bras ou des jambes indiquent la direction d’un chenal ouvert pour la navigation, ou un passage dans la vallée entre 2 montagnes ; un inukshuk sans bras, ou avec une ramure fixée, est davantage une marque pour une cache de nourriture.
Les Inukshuks sont devenus au fil du temps des objets d’art travaillés, prisés de certains amateurs.
J’ai trouvé cette photo intéressante, quand j’ai incidemment vu ce reportage sur les génies de la photographie.
Garry Winogrand a fait un ensemble de travaux, tournés en forme de clin d’oeil. Celui-ci attire notre attention sur la perception, entre autre induite par la société dans laquelle nous vivons, ainsi que la culture qui conditionne notre regard …
En effet … Ce qu’on croit voir … ce qu’on voit … ce qu’on devrait voir …
Ce couple … cette femme blanche … cet homme noir … n’avez-vous pas trouvé normal, au premier regard, qu’ils semblent avoir pour enfants des chimpanzés ? Vous en êtes-vous aperçu ?