A l’an nouveau, la coutume veut que nous échangions nos voeux en nous embrassant sous le gui.
Mais, me direz-vous … d’où vient-ce ? Comment cela se fait-ce ?
“Au gui l’an neuf” est le dérivé phonétique que le moyen-âge a fait d’une expression celte signifiant “Que le blé germe”.
Alors que les temps sont froids, sombres et durs en hiver (oeh-oeh-oeh-ooooooooooeeeeeeh !), le fait que le gui soit vert en cette période de l’année est pour eux signe de vie et promesse de renouveau. Par ailleurs, le chêne est un arbre symbole de force et de puissance.
Y cueillir des branches de gui, les pendre à sa porte à l’époque du solstice est alors vu comme source de santé et de prospérité.
Au travers des âges, s’embrasser sous le gui est donc devenu porte-bonheur.
Loin de moi l’idée d’entamer ici un précis de botanique, mais : le gui est un arbrisseau semi-parasite (ayant des ressources propres, il ne dépend pas totalement de son hôte, même s’il provoque bien un affaiblissement), qui pousse sur les branches de plusieurs feuillus (peuplier, chênes, hêtres, fruitiers) et résineux.
Amusante contradiction avec la symbolique associée, non ? Comme quoi, tout est bien dans la manière que l’on choisit de considérer ce qui nous entoure.
Vous lirez ici, avec d’autres détails, qu’en pharmacologie, les feuilles et branchettes de gui sont utilisées afin de ralentir le rythme cardiaque – autre lien amusant avec la propriété qu’a le gui de ralentir la croissance de son hôte.

