Enfin ! Ca y est !
Des semaines que je décompte les jours qui nous séparent de ce moment – pour être exact, depuis le changement d’heures, au mois d’octobre.
Et enfin, on y est : la nuit la plus longue …
Oh ! Ca n’est évidemment pas pour cette nuit en tant que tel … mais bien parce qu’à partir de maintenant, les jours rallongent …
et que même si on rentre en hiver aujourd’hui, c’est avec la perspective de journées plus longues, petit à petit … et pour les activités en extérieur, les longues journées comptent – pas simple d’aller courir à 17.00, alors qu’il fait déjà noir.
D’un point de vue astronomique, euh …
euh … d’un point de vue astronomique …
d’un point de vue astronomique, un p’tit schéma vaut mieux qu’un long discours :

Le solstice d’hiver correspond au moment de l’année où un des hémisphères terrestres est le moins exposé au soleil, du fait de l’inclinaison de la terre par rapport au soleil (l’équateur terrestre est incliné à 23,5° par rapport à l’éliptique, le plan dans lequel la terre tourne autour du soleil). De ce fait, lorsque la terre tourne sur elle même, le temps d’exposition aux rayons du soleil est le plus court (un peu moins de 8 heures, à la latitude de Bruxelles), et la nuit la plus longue (*Eeeeeeeeeek* !!!).
Evidemment, cela signifie que l’hémisphère sud célèbre à ce même moment le solstice d’été (jour le plus long).
Initialement, les communautés gauloises, et déjà probablement bien avant elles, les hommes du néolithique (depuis +/- 10.000 A.C. ?), célébraient déjà cette fête, symbole d’un moment où la terre fertilisée faisait renaître le soleil.
Les romains ont repris cette fête à leur compte (“les saturnales”), avant qu’elle ne devienne la fête de Noël, christianisation oblige.
C’est depuis la mise en place du calendrier grégorien, en 1582, que la date tombe le 21 décembre (20, 22 ou 23 – en fonction de la position de la terre, je crois).
J’aime l’idée que la date du nouvel an puisse correspondre à la date même du solstice … et aligner le calendrier sur les positions de la terre dans l’espace. Evidemment, cela est bien symbolique, je l’accorde – symbole qui correspond à une certaine réalité, tout de même.

